‹ La bataille de la Marne (volume 2)Chapitre 35 sur 90 · CT · texte numérisé non relu

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pr > ey ES comme nous allons le dire, singulièrement déblayé Q uant au 3e corps britannique (général Pulteney), dont les rant-postes sont vers Villiers-sur-Morin et Crécy, il était resté pr: atiquement en réserve » toute la journée, selon les termes êr es des Mémoires du maréchal French.

intrée en ligne du 4° corps : la 8 ‘division artieule

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la bataïlle de l’Ourcgq à la bataille de la Marne.

“La 8° division française avoisinait cependant le 3° corps britanie à gauche. Elle faisait partie du 4° corps (général Boëlle). | . avait reçu l’ordre de s’embarquer le 2 septembre ; le be mier départ avait eu lieu à Vienne-la-Ville, à midi quarante, les ivants à Sainte-Menehould et plus au so : : le débarquement s avoir lieu autour de Pantin-Asnières-Bois-Colombes-Clichyenne. Mais, heure par heure, tout se complique. À Paris, s arrivées s’espacent, par suite de la mise hors de service par \lemands de plusieurs lignes et par suite de l’afflux de troupes renant du sud-ouest, du midi, troupes belges, etc. ; à la fin, une e ligne fonctionne, celle de Sens-Montereau-Noisy-le-Sec. Ceux nr du sort des batailles du fond de leur cabinet s’em- Jarrassent peu de ces incidents.

Le e 5, tout est encore compromis par le fait d’un déraillement à Montereau : la voie est inutilisable pendant plus de dix heures. ve la bataille pour le lendemain, quelle anxiété! Enfin, dans à soirée, les premiers éléments de la & division commencent à arquer à Pantin, mais dans quel état de fatigue ! Et l’on va > battre. Où? Le général Boëlle est averti, par une note du géné al Maunoury, que ses deux divisions combattront séparé- : lune, la 8e (de Lartigue), opérera à droite de la 6° armée, sur la Marne, avec objectif Chessy, puis elle attaquera au nord -du Grand Morin en liaison avec l’armée britannique ; quant à la 7 division (de Trentinian), elle campera provisoirement dans la région de Villemomble pour être transférée éventuellement dans Ja région de Dammartin et de Nanteuil-le-Haudouin. 4 On reconnaît, à cette disposition, la nécessité où se trouve la » 6° armée de renforcer immédiatement les deux points où son offen- Lésive est contenue ; d’une part, sur le pivot ; d’autre part, à l’aile archante. Le général Boëlle voudrait éviter ce morcellement ; il obtient, pue ses troupes, le retard d’une nuit dont elles ont tant Jesoin. Il n’a pas encore reçu un cavalier de ses divisions. La

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6e armée lui prête une brigade qui assure les reconnaissances et a liaison avec l’armée anglaise.

Cette liaison est le constant souci du général Joffre. Un télé. gramme chiffré n° 4039, adressé le 6 septembre au général Maunoury, est formel à ce sujet : « Il est du plus haut intérêt que vous restiez en liaison constante avec le maréchal commandant en chef troupes britanniques et que vous vous conformiez dans la mes de vos moyens aux demandes qu’il pourrait vous adresser pou assurer la coordination des efforts des deux armées alliées. Il est essentiel en particulier que vous appuyiez constamment de façon. efficace la gauche de l’armée britannique. » À ce télégramme, Maunoury répond le 7 septembre à 5 h. 15 du matin : « J'étais pleinement engagé quand j'ai reçu chiffré 4039. Pour m’y conformer dans la mesure de mes moyens, j’envoie, par marche de nuit, 8e division sud Meaux, avec mission de coopérer étroitement avec” armée anglaise par rive du Grand Morin. »

Dans la journée du 6, l’armée anglaise n’ayant fait que del progrès limités, la & division s’était portée en avant et s'était. établie en halte gardée en avant de Chessy. La brigade de cavalerie est poussée au delà du Grand Morin, sur le plateau de Villemareuil. Il est à peine besoin d’indiquer que le simple fait de cette apparition suffit pour révéler à von Kluck combien ses forces. restées sur le Grand Morin y sont aventurées. Les deux routes qui les ramenaient de Coulommiers à Meaux sont menacées, et, pour les protéger l’une et l’autre, aucune flanc-garde ! ‘

L'entrée en ligne de la 8 division est donc d’un effet stratégique certain. Pour le lendemain 7, ce coup de pointe déterminera, à la fois, le déclenchement décisif de l’armée anglaise et la retraite des dernières troupes allemandes. ;

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