‹ La bataille de la Marne (volume 2)Chapitre 42 sur 90 · MONTCEAUX- LÈS- PROVINS. ESTERNAY ET SÉZANNE · texte numérisé non relu

MONTCEAUX- LÈS- PROVINS. ESTERNAY ET SÉZANNE

serehant sur la route Lachy-Charleville, à la 42e division (9% armée) ;

mouvement par deux divisions accolées, la division de droite en

. échelon en avant, la 51€ division de réserve suivant au début, en

arrière, à droite.

- Le mouvement offensif commencera pour tous les corps d'armée et pour le corps de cavalerie à 6 heures, pour le groupe des divisions de réserve à 7 heures. Si l’ennemi attaque en forces plus tôt, on résistera, avec la dernière énergie, sur place, c’est-à-dire sur les positions retranchées, actuellement occupées par les têtes des gros et on passera à l’attaque à l’heure indiquée.

L’attaque sera appuyée, à gauche, par le corps de cavalerie qui agira constamment en liaison intime avec le 18 corps et qui coopé- - rera effectivement au combat ; à droite, par la 9% armée, dont la . division de gauche (42€) a, dès aujourd’hui, une forte avant-garde

à la Villeneuve-lès-Charleville et qui est disposée pour agir . le lendemain sur Vauchamps, et dont le 9% corps est prêt à agir sur Baye.

Les corps d’aile devront se tenir constamment en liaison avec l'armée anglaise dont la cavalerie sera le 6, à 8 heures, vers Jouyle-Châtel et, d’autre part, avec la % armée.

Le général Franchet d’Esperey termine ces instructions, qui sont un modèle de précision et de netteté, en faisant appel à l’autorité de la discipline et au moral de l'officier et du soldat :

Il importe que chaque soldat sache, avant la bataille, que l'honneur — de la France et le salut de la patrie dépendent de l'énergie qu'il va … apporter dans le combat de demain.

ä Le pays compte que chacun fera son devoir. Les faiblesses seront punies immédiatement par les rigueurs de la loi martiale ; les actes de courage et d'énergie seront signalés sans délai, de façon à pouvoir être récompensés sur place.

La 5° armée ne sait pas encore que les résultats de l’offensive française du 5 après-midi, sur l’Ourcq, ont d’ores et déjà allégé sa tâche et que von Kluck a commencé à se « décrocher ». En gros, il y a, le 6 au matin, une grande angoisse au camp allemand, et il y à, au camp français, un magnifique entrain.

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