LÉS MARAIS DE SAINT-GOND
« Vue rapide sur le rôle de la 4° armée (Langle de Cary) | et les opérations de l’est.
. [La liaison de la 9 armée avec la 4 armée à sa droite est donc » établie, tant bien que mal (plutôt mal que bien) par le voisinage —… de la % division de cavalerie et de la 60€ division de réserve, qui débordent un peu à l’est de la route n° 77 dans la région de Poivres, — ja Folie, Villiers-Herbisse, avec, d’autre part, la gauche du … 17e corps (général J.-B. Dumas) qui est à cheval sur le chemin des — Romains, dans la région de Meix-Tiercelin, Corbeil, Somsois, et les …. détachements vers le camp de Mailly. En attendant l’arrivée du …. 21e corps, quinze kilomètres de terrain sont des plus mal protégés » et c’est par là que l’armée von Hausen compte entrer en coin entre … les 9 et 4° armées françaises et marcher sur Troyes-Vendeuvre pour briser en deux la grande armée de Joffre. - Même sur les combats de l’Ourcq et du massif de Seine-et- … Marne, les engagements de la trouée de Mailly ont une suite immé- —. diate. Je dois donc indiquer rapidement la mission dévolue à la Le armée et les combats qui se produisent à sa gauche en liaison - avec l’armée Foch.
— La 4° armée est venue se ranger derrière l’Ornain, tout au fond de du demi-cercle catalaunique, pour rattacher le système des armées … françaises de l’ouest au système des armées de l’est. Il n’est pas … étonnant si, à un moment donné, tout glisse vers elle. Or la place … de l’armée Langle de Cary, comme sa part dans les résultats, sont de beaucoup plus importantes qu’on ne l’a dit jusqu'ici. | Au point de vue stratégique, la 4 armée a une double mission à remplir. Elle doit supporter, sur sa gauche, l'effort de l’armée von Hausen chargée d’accomplir la rupture, mais aussi la poussée inébranlable de l’armée du duc de Wurtemberg ; sur sa droite, la 4e armée doit maintenir les liaisons avec l’Argonne, Verdun et l’est, de concert avec la 32 armée, et, pour cela, supporter une partie de l'effort dirigé par l’armée du kronprinz sur la trouée de Revigny. Au point de vue tactique, se trouvant aux prises avec des forces supérieures, la 4 armée est séparée de la 9 armée en raison de circonstances indépendantes de sa volonté. C'est elle qui borde la « fissure », alors que ses emplacements sont déterminés et qu’elle ne peut pas laisser entamer son propre front. Eh bien ! elle va combattre si vaillamment et manœuvrer si habilement, du 6 au 8, que non seulement elle arrêtera la ruée de l’adversaire, mais qu’elle couvrira la fissure, déjouant le plus dangereux peut-être des plans
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Telle est l’œuvre accomplie par l’armée Langle de Cary. Ne d d posant, au début, que de trois corps un quart (le 12e était rédui à une brigade), elle a lutté, les trois premiers Jours, contre cinq corps et demi. Renforcée, à LS set du 9, par le 21e corps, elle a eu à supporter jusqu’au 141 un redoublement d'efforts de l’adversai > qui s’acharnait à la rupture de notre centre, afin de compenser les conséquences funestes du repli de son aile droite. \
Rôle du 17° corps (4° armée) dans la journée du 6.
Nous indiquerons donc, en deux mots, la situation du 17 corps. (général J.-B. Dumas) dont le rôle est de participer à l'offensive … générale, avec mission spéciale de se porter vers le nord pour eou-. vrir, précisément, la trouée de Mailly. 4
La cavalerie éclaire dans la direction nord-nord-est, de Chatel- Raould à Vitry-le-François. La 33 division (général Guillaumat) part de la région de Dampierre pour gagner les bois au nord de. Somsois, Morevaux, ferme l'Épine, Saint-Ouen. On dépassera, si possible, la voie ferrée de Sommesous à Huiron, pour atteindre la route Sommesous-Coole-Vitry-le-François. La 34e division (général Alby) se rassemble en se dissimulant derrière les bois autour de la cote 202, un peu au nord-est du Meix-Tiercelin. La” liaison du 17 corps se fait, à gauche, avec la 9% division de cavalerie et, à droite, avec le 12€ corps vers le Château-Beaucamp, peu au sud de la voie ferrée. Le général J.-B. Dumas est à un kilomètre au nord-ouest de Somsois, le général Guillaumat auprès de lu. “à
A partir de 10 heures du matin, le 6 septembre, la marche est. reprise vers le nord. La brigade Hélo a dépassé la ferme des Grandes-Perthes, puis les Petites-Perthes. Mais l'ennemi débouche" au nord du Château-Beaucamp. Il s’en prend plutôt au 42 corps français, comme nous l’mdiquerons par la suite. Cependant, le 1% corps soutient énergiquement son voisin de droite, et, à la demande du général Roques, un régiment, le 11e, est envoyé vers la cote 130. Un combat très vif s’engage au Château-Beaucamp qui, finalement, reste entre nos mains. a
Dans le camp allemand, à 41 heures du matin, le VIII Corps, engagé à Glannes, demande du secours à la 40e division. (XIX® corps), téquells arrive en ce moment à Maisons-en-Champagne. Le général von Laflert, commandant le XIXE corps, fait…
n cor Re son artillerie Hdi sur une é be au sud de Maisons-en-Champagne, d’où elle ouvre le feu à 4 heures de l’aprèsmidi.
Cependant, les deux divisions du 17€ corps, qui avaient leurs postes de commandement réunis à la ferme Torlors, tenaient vaillamment sous le feu des artilleries ennemies, qui tiraient également du mont de Fourche, au nord de Vitry-le-François. La proclamation de Joffre, arrivée dans la journée, a été distribuée aux ‘troupes. Celles-ci sont pleines d’entrain et bien dans la main de et chefs, qui donnent des ordres nouveaux et d’une grande précision :
— On s’organisera en face de l’ennemi sur les positions occupées en for-
2e de préférence, un certain nombre de groupes bien rassemblés vet bien reliés les uns aux autres par de simples postes d’écoute (on évite ra insi le combat linéaire si meurtrier en présence du tir en rafale ennemi). ‘On portera en avant des postes d'écoute et on enverra de petites reconnaissances dans chaque bataillon pour tâcher de prendre contact avec . l’infanterie ennemie et de le conserver en évitant toute espèce de coups -de feu et en manœuvrant avec les culasses ouvertes et baïonnette au canon. Une liaison très étroite entre l’artillerie et l’infanterie est exactement prescrite sur tout le front.
Voilà, certes, des gens qui entendent leur métier et qui ont profité des leçons de l’expérience ! Aussi les résultats de cette première journée sont-1ls très satisfaisants : le corps a porté ses avant-postes bee proximité de la ligne de chemin de fer, à l’ouest d’Huiron. La 1 33 division (Guillaumat) est en liaison de combat avec le 12e corps … vers Château-Beaucamp ; la 34e division (Alby) est à la ferme la . Certine, s’approchant de la voie ferrée vers la Cense de la Borde. 3 Quest un bond sérieux en avant.
L’ennemi, dont les avions rendent compte, à 4 heures de l’aprèsx, que des troupes françaises de toutes armes arrivent du sud, “ ne peut pas s'engager sur la route n° 77, ni surtout la forcer s jl n’y met pas le prix.
Tiraillés de partout, vers l’ouest par Bülow, vers l’est par le due de Wurtemberg, les commandants des corps saxons, von Elsa et von Lafert, et leur chef von Hausen, malade, et à qui la direction personnelle échappe, ne savent plus, vers le soir du 6, où donner de la tête. Alors que la IIIe armée devrait être en avance sur Bülow, elle est en retard et telle est la cause de ces innombrables tiraillements. Les armées voisines sont accrochées vigoureusement par Joffre quand von Hausen quitte seulement la rive sud de la Marne, en marche vers le lointain objectif Troyes-Vendeuvre, mais
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