LA BATAILLE DES MARAIS DE SAINT-GOND ET DE LA TROUÉE DE MAILLY
(7 septembre.) :
Foch et von Hausen le matin du 7? septembre. — La matinée au 9 corps : Oyes, Montgivroux, Mondement. — Recul du 11° corps autour de Morains-le-Petit. — Situation de von Bülow et de von Hausen dans la journée du 7 septembre. — L'après-midi du 7 à Aulnizeux et Sommesous. — Conclusions sur la bataille du 7 dans le camp allemand. On décide l’assaut à fond pour le 8. — Le duc de Würtemberg appuie von Hausen autour de Vitry-le-François. La bataille de Courdemanges-Huiron, le 7.
Certainement, à la fin de la journée du 6, les états-majors allemands n’avaient pas encore une idée précise de la manœuvre du général Joffre. Ils n’avaient pas compris qu'ils étaient en présence d’une offensive générale voulue et combinée. C’est seulement à 3 heures du matin, le 7, que l’on reçut, dans toutes les armées, une instruction du grand quartier général allemand, faisant savoir que l’ennemi avait passé, le 6 septembre, à l’offensive générale devant les Ire, Ile, IIIe et IVe armées et qu’il se préparait à poursuivre cette offensive le 7 septembre.
Foch et von Hausen le matin du 7 septembre,
Au dire d’un témoin allemand, très bien renseigné, le général Baumgarten-Crusius, cette indication apportait, pour la première fois, la pleine lumière. Cependant, le grand quartier général allemand ne pensait pas encore qu'il y eût lieu de renoncer à la manœuvre de rupture ; tout au contraire, car cette même Instruction générale faisait savoir que la bataille décisive était ordonnée, ce jour-là, pour toutes les armées allemandes. Notamment, aux IIe et IIIe armées, il était prescrit de poursuivre lattaque et, dans le cas où l’ennemi céderait, « ce sur quoi on comptait au commandement de la IIIe armée », de continuer la marche en direction sud.
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