‹ La bataille de la Marne (volume 2)Chapitre 73 sur 90 · L -hLFt | d'à · texte numérisé non relu

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contre l’autre vers l’ouest. Pour le 7 au matin, les ordres donné par le général de Langle de Cary sont les suivants : conformémen aux ordres du grand quartier général, tenir coûte que coûte et pour cela, organiser le terrain partout où il sera impossible de prendre l'offensive ; au contraire, si l’offensive présente des chances de succès, marcher à l’ennemi.

Au 17% corps (général J.-B. Dumas), la nuit du 6 au 7 s’est passée sans incidents, les troupes occupant les positions de Je veille autour des fermes de Perthes, la « grande » et la « petite » Dès 5 heures du matin, le 7, von Hausen a donné l’ordre à son XIXE corps (von Laffert) de se porter en avant : le VIII corps de l’armée du duc de Wurtemberg suit le mouvement. Il s’agit, pour l’armée allemande, d’enlever la voie ferrée de Courdemanges Blesmes et, finalement, si possible, le canal de Vitry-le-François à Saint-Dizier. Les troupes d'avant-garde du XIXE corps saxon 1042 régiment d'infanterie et 32e régiment d’artillerie, ont subi, la veille, de lourdes pertes à Maisons-de-Champagne. Cependant, elles avancent au sud de Vitry-le-François pour couvrir le flanc ouest du VIII corps qui est chargé de la principale attaque sur la rive droite de la Marne.

A 5 heures du matin, une fusillade intense éclate sur le front des deux divisions du 17€ corps français, la 34° (Alby) à gauche et la 338 (Guillaumat) à droite. On retire au 17€ corps un régiment que l’armée Foch lui avait prêté la veille. Par contre, le général Dumas reçoit l’avis que la 24€ division (du 122 corps) arrivera de la région de Corbeil-Saint-Ouen vers midi et qu’un régiment d’artillerie et huit batteries du 212 corps (venant de l’armée Dubail) arriveront à Margerie-Hancourt, c’est-à-dire sur la voie ferrée de Vitry à Brienne, à partir de midi. C’est la manœuvre de Joffre par les lignes intérieures qui commence. Le général de Langle de Cary, dont le poste de commandement est à Chavanges, veille lui-même à la mise en marche de ces renforts ; il prend ses dispositions pour utiliser au mieux ces nouvelles troupes : le 21€ corps, devant arriver dans la soirée du 7, formera, avec la 232 division, empruntée au 12e corps, un détachement d’aile qui devra tenter, dans la Journée du 8, une action débordante sur la droite ennemie, du côté de SOMpUIS.

Il s’agit de tenir jusque-là. La 34€ division (Alby) doit se porter autour de la ferme Saint-Ouen (cote 142-152) où elle sera appuyée par les batteries du 21e corps, de façon à empêcher tout débordement de l’ennemi de ce côté. N'oublions pas que c’est l’heure particulièrement critique où le 11€ corps fléchit à l’armée Foch. Mais

omhass ‘ds Pbteries de la division de cavalerie de pi EE divisions de réserve, du 17€ corps et, enfin, des formad'artillerie qui entrent en He produisent bientôt leur effet. 0 of )ffensive allemande est brisée.

is manquait, d’ailleurs, d’élan et d’entrain, si nous en croyons s s carnets de route et, notamment, celui a général von Luyewitz commandant la 88 brigade du XIXE corps (1). On ne arda à pas à s’apercevoir, dans le camp français, du recul de cette oupe médiocre. À 12 h. 30, le colonel Breton, commandant le tachement d'extrême gauche qui menaçait le Re de l’ennemi a ferme Tilla, faisait savoir que celui-ci paraissait se replier et e le 9% Durs se préparait à le poursuivre. À 14 h. 30, le néral Guillaumat rend compte également que l’ennemi a comme Ir 2 tendance à se replier à gauche, mais qu’il semble vouloir conentrer son effort vers la cote 208, c’est-à-dire aux abords de la érme Perthes. À 16 heures, plus de doute, l'ennemi se replie levant le corps d'armée et surtout à notre gauche.

ee général, qui a transporté son quartier général aux Grandes- 2erthes, demande à l’armée l’autorisation de poursuivre. Or, au même moment, arrive l’ordre d’offensive pour le lendemain 8, avec a pui ibiné du 21e corps qui débarque. Il faut donc occuper >s positions devenues libres et, si possible, les améliorer en vue le l'offensive du lendemain. On se portera en avant, dès le 7 au Dir, mais sans dépasser la voie ferrée de plus de deux kilomètres. tous les préparatifs sont faits pour la nuit et les avant-gardes sont jetées en avant sur la voie ferrée et au delà.

… Les ordres pour l’offensive du lendemain, qui doit se déclencher la première heure, sont les suivants :

Les Grandes-Perthes, 21 heures. — Il importe de ne pas perdre le ontact avec l’ennemi qui paraît en train de battre en retraite, sans que l’on en soit encore tout à fait sûr. En tout cas, il ne faut pas lui >ermettre de se dérober à notre action pour faire sentir la sienne sur un autre terrain.

En conséquence, la brigade Hélo dirigera suivant la direction généle : cote 135, cense de Blacy, c’est-à-dire directement au nord (étoile olaire), une reconnaissance d’un bataillon qui cherchera à occuper les dints d'appui successifs en attaquant au besoin l’ennemi, mais seuleme ent à la baïonnette. Si ce bataillon ne rencontre pas de résistance, il C ontinuera à pousser de l’avant. Un deuxième bataillon le remplacera uccessivement et, s’il est nécessaire, un autre bataillon suivra. On

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r {1) Publié au début de la guerre, dans le Chemnüitzer Tagblatt. — Voir Hisdire illustrée de la guerre, t. X, p. 142.

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ait MENT chérchèra ainsi à aborder la voie ferrée qui va de Viu Sézanne. Les mêmes opérations s’effectueront dans les sect la 34e division et simultanément au 12e corps.

Le tout est réglé pour une action commune avec le chef di taillon Rey, du 11€ régiment, qui est resté en observation à de Château-Beauchamps. ES

Reportons-nous, par la pensée, dans le camp allemand. Es que le sort de son XIXE corps, reculant au lieu d'avancer, co reculent la Garde et le XIIe corps, n’explique pas la résolu désespérée prise par von Hausen d'attaquer à la baïonnette terrible artillerie française qui brise les nerfs, au physique et moral, de ses régiments. Il en est de même au VIII corps de Par du duc de Wurtemberg, dont la 16e division devait marcher Vitry-le-François et Blacy, tandis que la 15° division, faisant grand tour, descendait par Marolles-Luxémont pour se ren maîtresse des passages de la Marne à Frignicourt et Bignico: En fait, les troupes allemandes ne purent que s’accrocher dés pement aux collines sud de Domprémy et de Brusson.…. a faut qu’on ait comblé les 80 kilomètres qui séparent la Mar lOrnain de la trouée de Neufchâteau !

Nous dirons maintenant quelques mots des engagermner Fe 12e corps français (général Roques), appartenant à l’armée Langle de Cary, en tant qu'ils intéressent la liaison des. d armées françaises aux abords de la Marne. Car, quoique les d d manœuvres allemandes, celle de l’ouest et celle de l’est, soi distinctes, elles retentissent cependant l’une sur l’autre.

L'ordre donné au 12e corps était de maintenir ses positions co que coûte et de marcher de l’avant, si possible, vers la voie fem Les gros du 12 corps, laissant une division à Margerie-Hanco en réserve d’armée, devaient donc s’employer à maintenir Penn tandis que l’on montait la manœuvre de flanc qui devaitss prendre l’armée von Hausen. La 23e division (moins le 107€ eng vers Courdemanges et remplacé par le 50€) devait se tenir autt de Margerie-Hancourt, pour former, comme nous l’avons di 4 masse de manœuvre avec le 21e corps. Les 306e et 3262 régiments Pars-les-Chavanges et à Labraux, la 48€ brigade à mer à la disposition du général Dentaire chargé de prendre le cc mandement de la manœuvre.

Comme nous l’avons dit, l'ennemi franchit la voie ferrée ; s'empare de Huiron à 6 h. 40 du matin. Mais il est arrêté ] P

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