‹ La bataille de la Marne (volume 2)Chapitre 74 sur 90 · EX · texte numérisé non relu

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notre artillerie lourde qui, de la cote 210, bat ba %

Alors s'engage, dans la plaine, au-devant des Petites-P un combat très violent, avec alternatives d'avance et de recu 9 heures, le 108e, de Bergerac, est sur les croupes au De, Châtel- Raould, vivement bombardé par l'artillerie lourde all mande. Nous progressons. Le 107e a un bataillon au nord du w lage, un au sud et le troisième au Château-Beaucamps. À 11 heure: nous occupons Courdemanges, c’est-à-dire la ligne du Les fer. L’ennemi est en échec à Huiron, terriblement bombardé. ce côté aussi, l’effet de notre Siilaria se fait sentir. Au cours d l’après-midi, on apprend qu’un mouvement de retraite paraît E dessiner chez l’ennemi de Courdemanges vers Blacy, et, d’autre part, vers Frignicourt : c’est la 15e division du VIII corps allenté ad qui recule et qui, ayant le dessous dans la région de Vitry-le-Frar çois, rentre sur ses positions.

À 14 h. 30, le général Descoings signale, comme le 17 corps, qui la situation est bonne. Les combats très vifs qui se sont engagés Courdemanges (108) tournent à notre avantage. Mais nos pertes sont cruelles (1). En fin de journée, le général Descoings fixe ses stationnements à Saint-Chéron, Gigny-aux-Bois, les Rivières: Henruel, les avant-gardes tenant la ligne ferme du Cul-de-Sac et ruisseau au nord de Courdemanges.

Rentrons encore dans le camp allemand. Ici, c’est le mouvement de la droite du duc de Wurtemberg qui, à peine déclenché, trouve brusquement arrêté. L'effet produit sur les nouveaux arr vants est le même que celui que nous avons constaté à l’état-ma]o de von Hausen : surprise, déception, et, par choc en retour, réso lution désespérée. Le général von Tschope und Weidenbach n peut admettre qu’il puisse être battu. L'orgueil et l’aveuglement lu dictent à peu près la même conduite qu’à son voisin de droite e c’est alors que, rentré le soir à son quartier général, il y rédige k fameux ordre du jour trouvé, à quelques jours de là, dans ses fout gons et qui a révélé, pour la première fois, à l'on le prix qu l'Allemagne attachait à son effort sur la Marne et la grandeur di la défaite qui lui était infligée : « Le but poursuivi par nos marche longues et pénibles est atteint. Les principales forces fran ont dû accepter le combat après s'être continuellement repliées Incontestablement, la grande décision est proche. Demain, done

(1) Le 108 était encore à Courdemanges le 11 septembre, ayant perdu s0 colonel, 52 officiers, 2 220 hommes. Mais il n’avait pas rompu d’une semelle.

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ur sauver le bien-être et l’honneur de LEE j'attends que officier et soldat, malgré les combats durs et héroïques Dr jours, qu’il accomplisse son devoir entièrement et L à son dernier souffle. Tout dépend du résultat de la journée nain. »

Ê a n à prétendu contester, du côté allemand, l'importance de cet ordre du jour. Mais il révèle la grandeur du a et l’âäpreté des ésolutions, en même temps que le moral ébranlé et le matériel com promis. Rapproché de la décision de von Hausen (les deux actes ont simultanés), il montre que les états-majors allemands sont en chés sur la catastrophe imminente. Ils la voient, ils en ont déjà > vertige ; mais ils ne peuvent y croire encore. C’est la troupe qui, wee son sang, comblera l’abîme qu’a creusé leur impéritie.

à journée du 7 a mis la grande armée allemande « engagée de aris à Verdun » en présence d’une crise. On approche de « l’évéeme ent qui décidera du sort de la guerre ». Tous les chefs le savent. Ce ui-ci l’écrit : « Tout dépend du résultat de la journée de demain. »

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