PES TOR PET TS
C'est ainsi que sauta, à Margny, l'extrémité même de la droite de Bülow. Entre Margny abandonné par la droite de la IIe armée et Crouy-sur-Ourcq que traverse en retraite la gauche de la Fre armée, ul y a 48 à 50 kilomètres |
| Le stationnement du 3% corps, le 9 au soir, a lieu à l’Échelle-le-
ni
Let NP RARE Led SE
ESENRES LAN
| Ç # Pat Le 2 FER 138 LA BATAILLE DE LA MARNE
France, Vauchamps, Verdon, Romandie, Courbehaut, Comobert Toute la région de Montmirail accueille les soldats du 3e corps
comme des libérateurs. Les glorieux souvenirs de la campagne de 1814 revivaient, cent ans après, dans les cœurs.
Le 1€ corps (général Deligny) avait, d’abord, reçu l’ordre de
filer droit sur le Breuil. Sans doute, on espérait couper ainsi la
retraite de l’ennemi. Mais il semble que Bülow, quel que fût son affolement, ait compris qu’il ne pouvait pas accomplir sa retraite sur Épernay par une marche de flanc en présence de l'ennemi sans s’abriter par une contre-offensive locale. De même que von Kluck attaquait à Nanteuil-le-Haudouin pour consolider son pivot à droite, de même von Bülow réattaquait sur Soisy-aux-Bois pour consolider son pivot à gauche. Il profitait de la situation assez favorable qu’il s’était créée, la veille au soir, en se maintenant à proximité de Mondement et sur les marais de Saint-Gond.
Ces dispositions de l’ennemi, peu à peu découvertes, sont la cause de modifications dans la marche du 1e corps. Ainsi va s’expliquer la manœuvre respective de la retraite dans la région des marais de Saint-Gond. On peut dire que, de part et d’autre, les deux armées, reculant ou avançant par un mouvement oblique, se cherchent par le flanc.
Les ordres étaient donnés d’abord au {€ corps d’avoir à se porter en trois colonnes sur le Surmelin. Mais les avant-gardes mises en route dès le début de la matinée se butent, vers 9 heures, à une organisation défensive préparée par le X£€ corps de réserve sur le ru de Margny.
Un peu plus tard arrive la nouvelle, beaucoup plus grave encore, que la 9% armée est vigoureusement contre-attaquée sur la route n° 51. C’est le système de décrochement de von Bülow qui entre
en exécution. Que faut-il faire? Que fait l’ennemi? Cède-t-il ou
résiste-t-11? S'agit-il d’un « traquenard »? On comprend l’embarras.
Dans le doute, le 47 corps reçoit l’ordre de s’installer sur la ligne du ru de Margny en se tenant prêt soit à poursuivre sur le Breuil, soit à agir vers l’est pour dégager la % armée. Pour le même motif, la 19 division, appartenant au 10€ corps, a été mise provisoirement sous les ordres du général Deligny, et ne doit pas dépasser Fromentières.
Durant tout le milieu de la journée, le 10€ corps et la gauche de la 9 armée résistent, non sans de lourdes pertes, à la contre-offensive allemande. Mais, vers 13 heures, au moment même où l’ennemi va déguerpir, on sent le besoin d’intervenir par une force venant
de l’ouest, c’est-à-dire du massif, pour fixer un succès qui hésite . encore vers la plaine. C’est l'heure de recourir au {€ corps. Fran- ; chet d’Esperey, qui est venu à Vauchamps, a ordonné au général Deligny, à 10 h. 30, de pousser le maximum de forces sur Cham- È paubert pour prendre de flanc le X£ corps allemand qui s’accroche k. à la route n° 51.
4 En conséquence, la 19% division est aiguillée en direction générale Bannay-Baye. La 2e division est chargée d’immobiliser sur » Bièvre et Fontaine l'ennemi qui tient toujours les hauteurs de Margny et qui peut descendre de là sur le flanc de la 19 division . engagée dans le combat. Enfin la 1" division combinera ses efforts pevec ceux de la division Mangin pour enlever les hauteurs de Margny.
Le fait est, qu’en raison de la situation de la 9 armée, la marche À du 1% corps vers le nord est arrêtée, puis portée en direction - sud-est pour être de là transformée en offensive et prendre de » flanc le X€ corps, la 14e division (du VIIe corps) et la Garde, de l’armée von Bülow. Tels sont les ordres de 15 h. 10. À Mais il faut du temps pour retourner les formations d’un corps en marche. Un certain retard se produit; or, si l’ennemi me- naçait de contre-attaquer du haut des collines de Margny, le 4er corps serait pris entre deux feux. Il y a un moment de grande anxiété. L’artillerie de la 1% division tire en direction de l’est . (c’est-à-dire sur le X® corps de réserve) du haut du bois de Thoult ; l'artillerie du corps d'armée tire à toute volée de la route de Vauchamps dans la même direction ; ainsi protégée, la 19% division progresse.
A 17h. 30, Foch fait savoir que la 9% armée a ordre de - reprendre l’offensive sur tout le front. Le 1€T corps devra accom- . pagner ce mouvement général. Si les choses sont bien exécutées, . l'ennemi sera pris entre deux feux. Le sort de la route n° 51, disputée depuis quatre jours entiers, va se décider par cette belle manœuvre en rassemblement. Voyons donc le mouvement du
47 corps dans son ensemble :
Une brigade attaque à la Marlière ; une autre à la Roquetterie (route de Vauchamps à Champaubert); une autre de la Roquet- terie à Fontaine-au-Brou.
La 2e division est aiguillée sur croupe 232 et Bièvre (près la - Chapelle-sur-Orbais) avec ordre d'occuper coûte que coûte pour - couvrir le flanc de la 19 division qui procède à l'attaque décisive - au sud.
À 18 heures et demie, la {re et la 2e division sont maîtresses du
| dis "2" se” LE Yi SA AT Es, Pl 14122 Mi Re MNT A Cu harate PEUT : +, bas « #2 vP ;
dd
ab pt 1 Ne 24 “ QUE + & L