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Ce: ONE 140 LA BATAILLE DE LA MARNE TITeSRS ru de Margny, leurs éléments de droite marchent sur Bièvre. Les troupes bivouaquent en plein champ de bataille : la {re division sur la route de Vauchamps à Orbais ; la 26 à l’est de cette route, et la 19 division aux abords de Champaubert.
C'est dans la manœuvre du 10€ corps que nous allons voir s'affirmer cette maîtrise du champ de bataille qui fixa, à la dernière … minute, la victoire dans le camp français, alors que, sur tant de points, elle semblait hésiter encore. Heureuse fortune — fortune méritée — pour le général Joffre d’avoir eu, par son choix de la dernière minute, en ce point critique et à cette heure décisive, des lieutenants tels que Franchet d'Esperey et Foch. Une grande part du succès final leur appartient.
Mais, pour mettre ces événements en pleine lumière, il faut considérer maintenant le rôle du 10° corps dans ses rapports avec la 9e armée et, pour cela, exposer la situation d'ensemble de cette armée dans la journée critique du 9 septembre. à
Pour la 5° armée, son œuvre dans la journée du 9 est magnifique : c’est un vaste hémicycle de terrain dégagé et réunissant les deux batailles, celle de l’ouest et celle de l’est, celle du massif et celle de la plaine.
Tel est le résultat de la manœuvre, si fortement combinée par le chef et si finement exécutée par les lieutenants; résultat où domine de notre côté l’art des liaisons, tandis qu’il est si lourdement négligé du côté allemand. C’est une habile exploitation de la « fissure ». C’est une entrée hardie, alors que d’autres hésitent. C’est une supériorité de décision et de vue incontestable chez les » généraux français.
L’ennemi est en fuite et cède partout devant des « mouvements », quelles que soient ses velléités de résistance.
Nous allons voir comment, par ces mêmes « mouvements », la «
route n° 51 et, par conséquent, la gauche de la % armée, va se trouver entièrement dégagée.