‹ La bataille de la MarneChapitre 54 sur 102 · partie et la résistance fléchit. Cependant, à 10 heures, on tient · texte numérisé non relu

partie et la résistance fléchit. Cependant, à 10 heures, on tient

“encore. À 10 h. 20 arrive un ordre de l’armée :

La 3° armée, qui s’est emparée de Mognéville le 9 au soir, attaque - de Mognéville sur Contrisson. Il lui est impossible de relever à Chemi- … non le détachement du 2° corps qui a reçu l’ordre de partir. D’autre . part, le succès de la manœuvre commencée sur la rive gauche de la

= Marne par la 4° armée exige que l’intégrité du front soit maintenue. . Le 2° corps d’armée est invité à résister avec la dernière énergie sur les . positions qu’il a organisées et défendues avec succès depuis quatre jours.

— Ils’agit donc bien de la jonction des deux batailles, celle de … l’ouest et celle de l’est, et c’est bien le centre qui est en cause … et sur qui tout repose. Le général Gérard se porte de sa personne —. à Cheminon. Car là est le fil qui, si ténu soit-il, ne doit passe rompre. — La situation s'aggrave. Les Allemands s’infiltrent sur Cheminon — par Sermaize et les cotes 201 et 154. Le Montoy succombe. Toute- … fois, les Allemands paraissent ne s’y tenir qu'avec peine. Un effort

… de la 3 division (général Cordonnier) qui les balaierait assurerait

le sort de la bataille. Ordre est donné à l'artillerie de la 38 division « de tirer sur le Montoy, si on peut le faire sans risquer d'atteindre les défenseurs de Maurupt ». Quelle angoisse ! Et cet ordre connexe : « Tenir, coûte que coûte, la lisière nord du bois des Petites- Loges. »

Le combat fait rage. Le canon tonne autour de la pente du . Montoy devenu le but des deux artilleries adverses. Il est 13 h. et demie. La 4 division fait connaître que le vide causé par la perte. du Montoy va s’accentuer. D’autre part, Cheminon prévient qu’il. ne peut plus tenir une minute de plus. Le général Gérard télégraphie | à l’armée : « Je crains de ne pouvoir maintenir mon front ce soir. Favresse est attaqué par une infanterie que la 7% brigade contient difficilement. »

Donc à droite, au centre, à gauche, on ne peut plus tenir... mais. on tient. L 14 h. 15 : le général Gérard prend ses dispositions pour battre. en retraite derrière la Marne. Or, voici qu’on reçoit un avis de la. &e division assurant qu’elle a réparé dans ses rangs le trouble causé. par la perte du Montoy et qu’elle rentre en ligne. | Et, soudain, les bonnes nouvelles s’accumulent : la 3° armée annonce qu elle va soutenir le 2 corps : « La 32 armée, avisée de. la situation du 2 corps, fait savoir que son corps de gauche, 15e corps, progresse, qu’elle se propose de faire un effort vers Sermaize et qu’elle compte être en mesure de maintenir le front. » Gérard respire. Et voici maintenant de non moins bonnes nouvelles de la 4 armée. « Les éléments du 28 corps d’armée qui ont été mis à la disposition du 12e corps seront rendus au 2e corps le plus tôt possible. La réserve d’armée sera, dès demain, en état, d'appuyer le général Gérard, s’il était trop pressé par l’ennemi.” Mais qu’il tienne | » F Donc l’ouest et l’est se donnent la main pour soutenir Gérard. Gérard, ayant tenu, ne va pas lâcher maintenant. A 22 heures, il reçoit le compte rendu de la 4 division de 19 h. 25 : « L’ennemi. ne montre plus d'infanterie. Son artillerie est en état d’infériorité. évidente. Nous avançons. »

C’est la victoire.

Donnons le sens profond de cette minute décisive. Gérard & tenu à Maurupt. Wurtemberg a attaqué de toutes ses forces ; mais, à bout de souffle, il a succombé. Joffre avait jeté à temps le 15e corps. et barré la trouée.

Le 15° corps a calé à la fois Gérard et Sarrail. La bataille de la

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