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son suprême cé pois. à Or, dans le camp français, tout est sacrifié, pour le moment, le général Maunoury, à l’offensive de contre- “enveloppement et rien ne pouvait être plus heureux, puisque l’on va avoir affaire à la masse constituée par von Kluck pour essayer lui-même d'en velopper, de ce côté, le front français. En ce qui concerne son. centre et sa droite, voici quelles sont les dispositions prises par le commandant en chef de la 6 armée : au centre, le gets ei: Lamaze, commandant le groupe des divisions de réserve, Mmaintiendra étroitement sa liaison, à sa gauche, avec le 7 corps et il aura pour mission spéciale 4 monter à l'assaut du plateau æ Trocey. Le camp retranché de Paris a envoyé sur le terrain tout sd dont il peut disposer en artillerie et, notamment, en artillerie lourde et on est décidé à répondre, d’abord, au canon par le canon 7e Pour préparer et soutenir l'attaque, l'artillerid de la 56€ division sera renforcée de toutes les batteries de la 55€ et des deux groupes. de sortie qui tiennent lieu d’artillerie de corps au 5° groupe des ve : sions de réserve. | ee Au petit jour, toute cette artillerie est en position au nord de k ferme de Nongloire, au sud de la Râperie. Elle tonne pendant toute la matinée et nous dirons tout à l'heure les effets que cette fou-
droyante intervention produira dans le camp allemand.
Quant à la droite de l’armée Maunoury, c’est-à-dire la 45e dvi sion et la brigéde de chasseurs indigènes, très éprouvée dans Ls: journées précédentes, elle restera provisoirement sur la défensi e. “ Réservée pour « la bataille d’articulation », elle est obligée d’at
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d tendre, Fe toutes façons, que l’armée anglaise arrive sur le terrain. Elle a ordre de garder ses positions, tout en canonnant . vigoureusement l'ennemi. Son propre front et les villages de Cham- bry et de Barcy qu’elle occupe sont, par contre, méthodiquement bombardés par l’ennemi.
La bataïlle pour les communications à Montrolle-Nanteuil-le-Haudouin | et la bataille pour l’articulation à Trocy.
Suivons donc la « bataille pour les communications », puisque c’est elle qui est, en ce moment, la préoccupation suprême des deux adversaires.
__ On comptait beaucoup, dans le camp français, sur la tentative d’enveloppement qui devait être exécutée à distance par le corps . de cavalerie. Opérant à la gauche du 7% corps, il devait chercher
. les derrières de l’ennemi et l’inquiéter, sinon par des attaques corps à corps, du moins à coups de canon. Ce corps, dont le général
Bridoux prenait le commandement des mains du général Sordet, était er liaison à sa droite avec la 61€ division. Suivant les ordres reçus, il se porte dans la région de Lévignen, Bargny, Ormoy-le- . Davien, éclairant toujours vers l’est et le nord-est. Jusqu’à 4 heures et demie du soir, le corps de cavalerie occupait Lévignen et il . faisait savoir qu'il comptait y tenir malgré que de l’infanterie allemande était en marche, de Bargny, précisément sur Lévignen. Le général Bridoux avait, en outre, reçu le matin l’ordre d'envoyer une division canonner l’ennemi à l’est de l’Ourcq pour le déterminer à la retraite. La 5° division de cavalerie, mise sous les ordres du général de Cornulier-Lucinière, partit aussitôt, avec 2 000 hommes et 10 canons, à midi, de Lévignen et, par Crépy et Vannoise, s’engagea dans la forêt et déboucha à Troesnes, sur l'Ourcq : elle s’établissait nettement sur les communications de l’armée allemande. Le soir tombait. À ce moment, le quartier général de von Kluck, quittant Vendrest, était en route pour la - Ferté-Milon, afin de « se rapprocher, écrit von Kluck, du foyer J de la bataille ».
Au crépuscule, de hardis pelotons de cavalerie française atlaquèrent un camp d'aviation au sud de la Ferté-Milon. La colonne des autos de l’Oberkommando s’approchait précisément du lieu dudit incident, Tous les membres de l’état-major saisirent leurs armes, fusils, revolvers, pour se défendre contre une reconnaissance possible de cavaliers français. Une large ligne de tirailleurs fut formée, Un ciel crépusculaire
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BA À plein de nuages d’un rouge sombre éclairait fantastiquement les silhouettes de ces groupes de combat pittoresques. Le tonnerre de l'artillerie des 1Xe et IVe corps lançait ses coups retentissants et menaçants, les formidables éclairs des pièces lourdes traversaient les ombres de la nuit commençante. Sur ces entrefaites, les escadrons français avaient été abattus, disloqués et faits prisonniers par les troupes du IXe corps ou d’autres. Une bonne prise venait d'échapper à ces vaillants cavaliers. F4}
Tel est le récit de von Kluck : il dissimule bien des angoisses, lesquelles ne sont pas étrangères à la nouvelle orientation de la pensée du chef. Car c’est dans cette même nuit, comme nous le » verrons, que von Kluck se détermine à la retraite générale de son « armée. 2
Après ce raid et deux engagements au nord-est de Mosloy, la . division Cornulier-Lucinière se porta vers le nord et prit ses cantonnements, à 22 heures, à Vouty. Nous verrons comment elle \ poursuivra le lendemain son audacieuse randonnée sur les lignes de communications allemandes. res
La 61e division (général Desprez) avait à réparer son échec de … la veille en marchant vers le nord-est. Reprise bien en main, elle s’est déployée avec beaucoup d’entrain dès la pointe du jour. À 8 heures, sa première brigade occupe Villers-Sant-Genest en direction de Betz ; sa deuxième brigade était un peu au sud de ce village ; sa troisième était au nord de la route Nanteuil-Betz et apparaissait à l’est de Boissy-le-Fresnoy. C’était un bon début de 5 journée. Mais les Allemands, sans doute sous le coup des fatigues de la veille, n’avaient encore engagé que leurs forces d'avant-garde. :
Le principal effort, du côté français, était réservé, comme nous 4 l'avons dit, au 4 corps (7 division) et au 7% corps (général Vau- … thier). |
Le général Boëlle avait sous ses ordres la 7€ division (général de 3 Trentinian) et, provisoirement, la 61e division, dont nous venons de dire l’heureux déploiement. Il s’était mis en relation avec la 61° division et avec le commandant du 7 corps (général Vauthier, “ dont le poste de commandement était à Brégy), pour régler avec \ soin la manœuvre commune. Les mouvements prescrits pour la Æ division et l’artillerie de corps du 4e corps d’armée s'étaient . exécutés dans la nuit du 7 au 8 avec un certain retard toutefois, retard causé par l’arrivée par petits paquets, par «isolés », peut-on dire, de la brigade transportée en auto-taxis. Le général Boëlle, : après avoir mis de l’ordre dans cette confusion, prend ses mesures pour intercaler sa 7€ division entre la 61e division (général Desprez)
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et la 14e division (général de Villaret), qui est la division de gauche du % corps. Ainsi, il prend naturellement la direction d'attaque | nord-est prescrite par le commandement. Le général de Trentinian doit déboucher à 9 heures du front de Nanteuil-le-Haudouin-Sillyle-Long, où la division s’est formée, et se porter sur le front Villerst-Genest-Bouillancy pour mérchot ultérieurement à J’assaut du plateau Boullarre-Rouvres. Ce mouvement est en liaison
intime avec celui de la 14 division.
Observons que la 7 division a perdu une partie de ses canons à Ethe ; mais on lui a adjoint l’artillerie du 42 corps qui intervient
fort utilement. Sans attendre l’entrée en ligne de la division, cette artillerie se porte au galop vers Chèvreville et, de là, appuie la 20 division de ses feux.
C'est alors que la Æ division débouche à son tour sur le champ De bataille. Par un mouvement aussi bien réglé qu’à la manœuvre, elle se met en marche sur deux colonnes : colonne de droite, 14e es gade (général Felineau), sur Bouillancy, par Chèvreville ; colonne
de gauche, 13€ brigade (général Faret) sur Villers-Saint- se Le. . 14° hussards éclaire la marche. Le déploiement est magnifique ; il n’est, d’ailleurs, pas inquiété par l’ennemi. Cependant, la jonction est faite à gauche avec la 61€ division de réserve qui attaque sur Je front sud de Macquelines, bois de Montrolle: Un violent combat d'artillerie s'engage ; l'artillerie ennemie paraît se trouver au nordest de Betz, le bois de Montrolle, où les éléments de la 61€ division ont pénétré, est ainsi rendu presque inabordable.
Le mouvement n’en progresse pas moins sur tout le front presque linéairement. À 11 h. 30, la 7 division atteint la route Villers-Saint-Genest-ferme des Gueux. L’artillerie du corps s’est hissée sur le plateau des Épinettes d’où elle arrose de ses obus et de ses shrapnells toute la crête en face, occupée par l’ennemi.
Nous avons dit que le mouvement de la 7 division était hé à # de la 14° division (général de Villaret). Celle-ci a essayé de s'emparer de Betz. Mais elle est violemment attaquée sur sa gauche par des pe ennemies et elle fait savoir que sa gauche est en V’air et qu’elle n’a plus de réserves.
- Cette contre-offensive est, d’ailleurs, générale ; il semble que vers la fin de la matinée, l'ennemi se soit réveillé de sa torpeur ; de partout et, notamment, du corps de cavalerie, on signale des attaques allemandes descendant des hauteurs de Betz et paraissant se diriger vers Nanteuil-le-Haudouin. Une telle menace provoque les ordres suivants de la part du général Boëlle : « Le corps de cavalerie, qui est dans la région de Lévignen, signale que de