‹ La bataille de la MarneChapitre 60 sur 102 · AA · texte numérisé non relu

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mand. Il ne s’agit an somme que d’échapper au désastre en recu lant. À cette tâche, le commandement et les troupes peuven suflire encore. Une seule défaite n’a pu, évidemment, anéanti l'énorme puissance de l’empire allemand.

Le grand état-major allemand et les commandants d'armée.

Le haut commandement allemand est en présence d’une situa tion beaucoup plus grave que celle où s’était trouvé le généra Joffre après Charleroi-les Ardennes-Morhange. Toutes les armée ayant successivement perdu pied, la situation générale stratégio était sérieusement compromise. Allait-on réagir aussi énergiq ment que l’avait fait le commandement français, prendre les dis positions nécessaires pour réserver une nouvelle guerre de mouve ment ; ou bien se contenterait-on de se tirer d’affaire au mieux, € consentirait-on à substituer à la guerre de mouvement une guert de positions ?

En fait, nous savons que le haut commandement fut cond oil prendre ce dernier parti, si contraire à toutes les théories de guerre moderne et, en particulier, aux plus récents enseignement de l’école allemande.

Beaucoup de raisons l’y poussaient ; l'intérêt qu’il y avait à: pas s'éloigner de la capitale ennemie, Paris ; la puissance extra0 dinaire que présentait défensivement la position au nord d8 l’Aisne, autrement dit le massif de Laon-Saint-Gobain ; l’ava tage de se maintenir à proximité du camp retranché de Verdi qui pouvait devenir un jour le nœud de la guerre.

Par-dessus tout, il faut tenir compte du terrible coup mot asséné par la bataille de la Marne sur le haut état-major allemar En fait, dans les premiers jours de la retraite, il n’y eut plus chef, ceci à la lettre, comme nous allons le voir. Tandis q bataille des Frontières s’était traduite chez nous par une const dation et un raffermissement du haut commandement, la bata de la Marne produisait, dans le camp allemand, un effet inve une sorte de déliquescence.

Il y avait, d’abord, des insuffisances et des faiblesses dans le he commandement ennemi. Von Kubhl, général expérimenté et off d'état-major accompli, les signale dans son livre : l’Étatpendant la guerre mondiale. En premier lieu, chose incroye les communications entre le haut commandement et les cc mandements d'armée étaient tout à fait déficientes : pas de tre missions téléphoniques, des télégrammes par « radios » très mi

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LA RETRAITE | ALLEMANDE c

* et qui, de bonne heure, furent surpris et traduits par 8 È l'adversaire détenteur du chiffre. Le haut commandement installé à Luxembourg était beaucoup trop éloigné du front; en fait, . on ne savait rien de ce qui se passait sur les lieux ; les officiers “ envoyés en automobiles auprès des commandements perdaient - le contact avec le grand quartier général et tranchaient parfois . d'eux-mêmes les problèmes les plus délicats : d’où une grave dis- … persion des responsabilités. Von Kubhl dit, à propos de la mission - du lieutenant-colonel Hentsch : « L’aide apportée par le lieute- . nant-colonel Hentsch au moment le plus critique de la bataille de la —… Marne — quelle que fût sa capacité et si grand que fût le pouvoir … qui lui avait été confié — n’en fut pas moins regrettable ; il avait … été envoyé sans ordres écrits d'armée en armée tout le long du - front, et c’est lui, en somme, qui eut entre les mains l'issue de la 4 bataille de la Nu:

- Telles étaient les graves lacunes de ce fameux état-major alle- F- … mand tant vanté. Et il y en avait bien d’autres dans l’organisation RS … des arrières, des convois, dans l’arrivée et la répartition des vivres » et des munitions, dans le service de l’aviation, dans l’artillerie de . campagne, etc. Ludendorff s’en explique avec franchise et rudesse. - En somme, le haut commandement avait mal appliqué son auto- - rité, dès les premiers jours de la guerre. Rien d’étonnant de le voir s’affaiblir jusqu’à l’anéantissement dès que le sort devint contraire. Cependant, l’autorité morale ne se perdrait pas pour “des raisons de difficultés matérielles, si elle se tenait ferme et “debout, capable de dominer les circonstances. On l’avait bien vu pie le camp français après la bataille des Frontières. Mais, dans “le camp allemand, le prestige moral était lui-même atteint grave- — ment. Ici, un peu de psychologie est nécessaire.

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… L'empereur Guillaume exerçait, en droit et en fait, les fonctions … de commandant en chef. Mais, toujours ballotté entre ses terreurs et ses vanités, le « haut et puissant seigneur de la guerre » avait -vite donné sa mesure. On s’habitua bientôt à ne tenir aucun compte de ses avis ; on le consultait à peine, et il n’avait, le plus souvent, -qu’à signer les ordres tels qu’ils lui étaient présentés ; avec des —… formes encore respectueuses, on le renvoyait comme une balle, de … quartier général en quartier général; ses facultés militaires, si étonnantes jadis, quand il ne s’agissait que de simples manœuvres « où les fusils n’étaient pas chargés », n’attiraient plus que le sarcasme et la dérision. Ce n’était certes pas cet Alexandre qui - tirerait l’armée du péril où elle s’enlisait.

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[RETRAITE GÉNÉRALE DESARMÉES ALLEMANDES nr

42,2232 4° armées du9 Septembre, 13 heures au 12 Sept

d'après Von François : Marneschlacht Chauny © und Tannenberg oLassigny DNoyon 0 10 e0 30Km.

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Carlepont 12.Sept.

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