‹ La bataille de la MarneChapitre 95 sur 102 · PER · texte numérisé non relu

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ance et pour ses alliés, une épreuve de dévouement et de onté solidaires, un chef-d'œuvre de cette discipline spontanée s’est manifestée sur le terrain par la remarquable solidarité liaisons. La bataille de la Marne a été une rencontre d'union et d'unité du côté français, de désunion et d’indiscipline du côté llemand.

… Von Kluck l’a engagée par un acte d’indiscipline et Hentsch la perdue sans mandat et sans responsabilité. Aboutissement singulier de cette fameuse « organisation » !

Dans les rangs des Alliés, les liaisons ont été maintenues non seulement de long en large, c’est-à-dire entre toutes les armées et ‘sur toute l’étendue du front, mais de haut en bas. Du général Joffre jusqu’au plus humble des soldats, tout le monde y allait d'un seul cœur et d’une seule âme ; on s’avançait en bloc et d’un “même pas vers la victoire. Tous comprenaient et tous se compreaient. Cette compréhension altière de tout par tous fut quelque … chose d’unique. L'histoire n’a jamais rien vu de tel. Il est vrai que de telles circonstances ne se sont jamais rencontrées où des soldats qui étaient des hommes combattaient sciemment pour l'humanité. … Anglais ou Français, bonnes races, se battaient bien, cela va de Soi : mais qu'ils exécutassent la manœuvre avec une intuition parfaite, et que l'intelligence et le cœur y allassent comme le corps, voilà le véritable « miracle »!

— « On ne nous avait pas appris cela », dit von Kluck. Mais, alors, que vous avait-on appris ?

“ La victoire de la Marne fut, à la lettre, une victoire de l’âme, une victoire de la liberté, une victoire de l’unité. Il faut encore quelques siècles de civilisation à l’Allemagne pour qu’elle comprenne |

ù FIN

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