DU VICE-AMIRAL DANDOÉO
Vienne, 14 décembre 1830.
Monsieur l’Amiräl,
Je regrette extrêmement d’avoir été forcé de quitter l’Archipel sans vous dire adieu et vous prier de me conserver une place dans vos souvenirs. | UT +
Les vents contraires qui m'ont barré l'entrée : de la baie d’Égine, et aussi la négessité de passer à Nauplie où j'ai eu le plaisir de voir votre fils, ont changé tous mes plans et trompé mes espérances. Je voulais vous écrire pour me rappeler à vous et vous prier de me conserver votre amitié. Le bruit courait que vous étiez en Grèce, que vous vous trouviez déjà en route pour revénir dans les ports de l’Empire. Tout cela m'a arrêté, car je ne savais où vous adresser une lettre. |
A mon arrivée ici, votre ambassadeur m'a assuré que vous retourniez à Cronstadt par la voie de mer, les journaux m'ont ensuite appris votre arrivée là-bas. En conséquence, cher
{. Chef de l'escadre autriehienne.
Amiral, je m’empresse de vous féliciter de l'accueil flatteur et bienveïllant que l'Empereur vous a fait et qui atteste qu’il apprécie pleinement vos excellents services et qu'il les récompensera selon leur mérite.
Je vous prie de me conserver votre estime et votre amitié, de vouloir bien me charger de vos commissions pour Venise et d’agréer l'assurance de l'estime et de l'attachement avec lesquels, etc.