DU COMTE DE RIBEAUPIERRE
Bouyouk-Déré, 20 août.
Cher comte,
J’ai recu la lettre que vous m'avez fait l'honneur de m'écrire à votre depart de Malte, et, pour vous en remercier, je n'attendais que votre retour à Pétersbourg.
Je ne veux pas perdre une minute pour vous témoigner ma reconnaissance du souvenir que vous avez conservé de moi et vous prier de me le continuer.
Vous vous êtes illustré par une brillante campagne. Votre nom est indissolublement lié aux plus grands événements contemporains, vous avez mérité l'amour du pays, l’approbation de votre souverain et les fruits de vos nobles travaux vous attendent. Je me réjouis d'avance de tout cela, cher Comte, et vous souhaite sincèrement succès, santé et longue vie.