‹ La bataille de SalamineChapitre 100 sur 325 · I. Mouvements préparatoires · texte numérisé non relu

I. Mouvements préparatoires

nagent à culer jusqu'à cent mètres pour prendre de l'élan, et puis foncent sur Tennemi. Échappé, elles le poursuivent; c'est une confusion générale, la lutte est longue. La bataille de Lissa a montré que le choc est.ditïicile; parmi tant d'attaques, il n'y eut qu'une unique rencontre entre deux navires : le choc du Ferdinand Max contre le Re d'Italia. La" bataille de Pillow ofTre le spectacle de l'alVreuse mêlée d'une bataille à éperons. S'imaginer dans le détroit de Salamine, une fois les premiers coups portés, des ordres de combat tirés au cordeau, c'est une véritable utopie, et surtout croire que ces formations continuèrent à se maintenir entre les deux bords du détroit pendant une journée entière. Les trières alternativement reçu-

!anl cl avançant tant quelles no succombaient pas, continuaient la lutte jusqu'à bout de souille. Appien ' nous \ apprend exactement à quoi se réduisait souvent leur lactique C'est d'un combat naval sous les murs de Carlha^e qu'il s'agit. Les Carthaginois, postés le long de la jetée, avaient, pour assurer leurs communications avec la ville, des vaisseaux légers, très rapides. Les navires des Romains, placés au large, étaient au contraire grands cl lourds; ils cherchaient à frapper l'ennemi de l'éperon. De celte façon ils tiraient parti de leur masse.

KYOLUTIONS DE TBIERES ET^'ATTAOUE PAR EPERON

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