Eschyle, Perses, 2G
LA TACTlyLE .NAVALL 117)
éloge ' à propos des épibalcs, liers do leur supériorité à manier lare. L'arc était l'arme nationale ^, et Atossa demande avec anxiété au courrier si c'est J'arc, — les Perses, — ou la lance, — les Grecs, — qui eut le dessus ', ce qui donne à Eschyle l'occasion de dire la supériorité des armures et des lances grecques, en face de l'arc perse. Avec quelle (ierté Eschyle ne fait-il pas entendre sur le théâtre de Bacchus la supériorité des armes grecques : « Sont-ce les flèches et l'arc qui arment les mains des Grecs? — Non, ils combattent de pied ferme avec la lance et le bouclier » '*.
Mais, enfin, malgré la valeur des archers ou desacontistes, la flotte perse périt écrasée par le choc \ L'arc cependant n'était pas tout à fait négligé des Grecs, et la renommée des Perses au maniement de cette arme les obligeait à s'en occuper. Ils connaissaient d'ailleurs anciennement son usage. Sur les vases du Dipylon sont figurés des archers combattant soit à pied, soit sur des navires ^ Au temps du style géométrique, on emploie en Grèce l'arc comme arme de guerre \ Pendant les guerres médiques, les Grecs prirent soin d'ajouter quelques archers à leurs épibates. A^ Salamine chacune des Jtrières athéniennes jiûrttii^qnartre épibates archers à côté de quatorze épibates hoplites : c'est un renseignement de Plutarque ^ Ces