‹ La bataille de SalamineChapitre 103 sur 325 · Eschyle, Perses · texte numérisé non relu

Eschyle, Perses

5. Diod.. Xlil, 40 : où [i.ôvov Taï; è[j.5oAaî; Ôi£-/c:v5'jVc'jov, àXXà s-j'^zAsxofisvoi toïî STT'.ÇiTa'.; ôiTvojviîJovto.

116 LA SECONDE (il KKHK MÉDIOLK

combat naval dégénérait en corps à corps d'infanterie, les navires ne servant plus que de plate-formes flottantes oià les divisions d'abordage se portaient des coups de lance et d'épée '. Pour ]a baLajUeiie Salamine, Eschyle nous renseigne suHisamment sur la^parl q^ui revient à la lance dans la lutte ^ D'ailleurs on conçoit facilement que jusqu'au moment du choc décisif, et pendant toute la durée des manœuvres préparatoires, il était bien naturel que les épibales ne reslassent pas inactijs et combattissent — archers et frondeurs — à quelque distance, criblant l'ennemi de projectiles. Même après le choc, si le coup n'était pas mortel, si les navires restaient accrochés l'un à l'autre, c'était souvent aux épibales de vider la querelle et de sauter sur le pont ennemi pour s'en emparer. C'était alors le tour des piques. Un bel exploit de ce genre est raconté par Hérodote \ Cependant, dans les guerres médiques, on ne voit pas encore l'usage de la main de fer qui servait à attirer le vaisseau ennemi et à le prendre à l'abordage ^, méthode annonçant déjà le corbeau des Romains si utile pour eux, et au moyen duquel les valeureux légionnaires bondissaient sur les vaisseaux carthaginois Tépée à la main '\

Le procédé de l'abordage n'était pas recommandable, et ne provenait ordinairement que d'une confusion et du manque d'espace entre navires, qui rendaient les manœuvres impossibles.

Les armes des épibates étaient la lance et l'arc.

Chez Eschyle on trouve l'écho de la 'confiance que les Perses avaient dans leurs arcs. Dans les Pênes ", le chœur des vieillards appelle l'armée de Xcrxès ToçooàuavTs;, et fait un

1. ïliucydide, 1, 49. Cf. Appien, Syr. ; ciôsv v ô àywv (dans la bataille de Myonnesos), àTpsjiO'jvTwv fiôv sxa'fwv toT; ènSâxat; wszîp sv yf,.

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