Iliiiivette, op. cit., p
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comme des modernes, chill'renl la llolle grecque d'après lléro- I dote ' à 380 Irièrcs, — comme les amiraux Jurien de lu Gravièrc et Gavotli, et le capitaine Lsslar, — et un petit nombre de penlécontèrcs. Ce chiffre se rapproche de celui de Thucydide qui donne 400 navires aux Hellènes. Rschyle précise le chiffre des navires grecs sic Tp'.axàoa; osxa, 30 X tO et 10 navires d'élite, trois cent dix en tout -. Nous croyons encore digne d'être rapportée la donnée de Slen/el, fondée sur un chiffre officiel retrouvé sur une pierre votive datant de la bataille de Platées et qui porte 347 trières et 7 pentccontères. Malgré le mal (ju'Hérodote se donne pour offrir un tableau de la llolle hellénique, la critique s'acharne sur ses chiffres. Si l'on additionne les forces qu'il présente comme réunies alors, on n'obtient que 366 vaisseaux, douze vaisseaux manquent à lénumération des villes alliées. — Les codes de Sancruft et Wale ne donnent que 3o8. — Voilà pourquoi on a plusieurs fois proposé de supprimer la différence de 12, en comptant pour les Eginèlcs, non 30, mais i2, car la donnée de Pausanias ' sur les mômes chilTi'es, selon laquelle ce sont les Eginèles qui, parmi les alliés, ont fourni le plus grand nombre de vaisseaux après les Athéniens, autorise la suppression de la différence de 12 vaisseaux ^; ainsi les Corinthiens étant représentés par 40 navires, on trouve bon d'en accorder 42 aux Eginètes. Mais il existe un autre renseignement d'Hérodote, d'après lequel les h^ginèles, outre
1. lléruilote, Vlll, 82 : i^'Jv ô; (I)v xa'jTi^ z7\ vv xf, a'JTO]j.o>>T|'73(Tri è; i:a>>a;ji'va /.^i TT, ~oÔTcOOv j-' 'Apxj[j.(T:ov TT, ÀTjjjLvt/i £çcT:)kT|poijTo xô va'jxixôv xotai "E^)vT,CTL s; xàî ôySwxovxa xal TpiTiXOfft'ai; véa; • 6'jo yip ôh, vf,â>v xoxs xaxjôsî s; xôv àpi6]xov. Avec quelle sollicitude, avec quel soin Hérodote énunière les vaisseaux, et avec quelle vigilance il suit les moindres modifications survenues aux chitlres pour nous les signaler.
2. Eschyle, Perses, 339, 340. 11 est évident qu'Eschyle diminue le nombre des rières grecques, désirant rehausser le mérite des vainqueurs. Mais Sêxà; ËTCxpiTo; (vers 340) et GirépxoTîO'. tâ/ji éxaxôv ôlç r,aav ézxà(vers 342, 343) n'auraient pas d"autre raison que de former harmonieusement et pompeusement les vers. M. Raase {Die Schlacht bel Salamis, p. 9, not. 1), est du même avis. Celte licence poétique ajoute-t-il, est d'autant plus justifiée que le triomphe aurait paru plus grand avec une flotte moins nombreuse.