Hérodote, Vlll
LES ciiii'i ru:s 133
les 30 vaisseaux présenls clans la llolte, auraient fourni encore d'autres navires pour couvrir leur propre île '. Suivant lîusoll'-, cette lacune de 12 navires, s'explique par ce que, au VIII, 4G, où mention est laite de l'escadre éginète, un mot est tombé; c'est après les yX'ky.'. 7i:£-AT,pwu.(va'. yhq, le mot ouoxaCôsxa.
Munro '' tient beaucoup dans ses recbercbes aux chiiïres d'Eschyle. Les désaccords d'Hérodote, il les explique par ce que les trières d'Egine, dont Eschyle fixe le nombre à dix, avaient été comptées par erreur deux fois. L'autre différence, 320 contre 380, devait être cherchée dans les GO vaisseaux de Corcyre qui, d'après Hérodote, n'avaient pas non plus pris part à la guerre. Ils auraient joué le rôle d'un corps d'observation dans la mer Ionienne pour couvrir le Péloponèse contre un détachement ennemi. L'ambiguilé qu'Hérodote reproche aux Corcyréens n'est pas fondée.
Ne serait-il pas plus simple, plus logique et plus rationnel d'incriminer le copiste de la dilférence de 12 navires en moins, constatée dans le total de navires des alliés fourni par Hérodote ?
En détail, les chi lires d'Hérodote sont les suivants * : Pour la flotte grecque, lors de sa première concentration à Artémision, les villes confédérées ont participé dans les proportions ci-après :
TRIÈRES
Athènes 127
Corinlhe 40
Mégare 20
p, . . Cf. \ (navires athéniens,
uiiciiLis -yj ) équipages chalcidiens) .
Egine 18
Sikyon 12
Sparte 10
1. IJ. VIII, 46 : « "Eaav ]x{v 70: xal àXXai Tî^TAr.paiiJLÉva: vés; • àX).i xr.ffi jiiv
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