Hérodoto, I
2. Ephorus Cumaeus, Fraqmenla. éd. McitM', Marx. Carlsrnlie, ISI"!.
LKS SOIRCES
cédé Hérodote ne paraissent pas s'occuper des j^ucrrcs médiques, et parmi leurs nombreux fragments qui nous sont parvenus *, aucun ne contient la moindre allusion à cette lutte entre Grecs et lîarbares. Ilécalée de Milet, le plus important de tous ", homme politique qui se mêla aux événements de la révolte d'Ionie, dans le peu qui subsiste de son œuvre, est muet à ce sujet. L'opinion de Busolt ^ que le récit de la révolte ionienne chez Hérodote dérive en grande paitie d'Hécatée ne paraît pas soutenable '". W y aurait une exception à faire pour Charon de Lampsaquc, antérieur à Hérodote, et dont sont conservés des fragments sur Darius et les Grecs. De ce que pourrait contenir de relatif aux guerres médiques son ouvrage sur Lampsaque, et ses copa;, Aajji.'|axY,vwv, rien ne nous est parvenu ^ Des fragments conservés, deux ont trait à la révolte d'Ionie et à l'expédition contre Sardes % un autre à la première campagne de Mardonius et au naufrage d'Athos ', événements formant le prélude des guerres médiques ^ En ce qui concerne Eschyle, ainsi que les auteurs postérieurs à Hérodote, nous aurons à voir leur valeur relative comme interprètes des traditions sur les guerres médiques.
La véracité d'Hérodote et la valeur historique de son récit furent vivement attaquées par les anciens et les modernes. Des anciens comme Harpocration, ont écrit des ouvrages