Id., VII
3. Voir Tsoundas, }[ycèncs el la civilisation infjcénienne, Athènes, 1893, p. 2."J0, des notes intéressantes sur la vie maritime mycénienne, p. 230, sur la forme du navire, p. 24", sur la navigati(ui phénicienne.
LES CONTINGENTS loi
et il ne cache pas ses craintes en cas d'une rencontre entre les deux Hottes '.
Ce qui constitue la lorce de l'armée navale hellénique, c'est qu'elle est très exercée et 1res militaire, et que ses équipages sont composés de citoyens conscients de leur devoir, respectueux de la loi, tenus dans une discipline sans exemple. La soumission, l'obéissance des contingents à leurs chefs respectifs, sont absolues. Ce que Démarète dit dos Spartiates au grand roi pourrait être appliqué à tous les soldats grecs : qu'ils sont libres, mais ils ne le sont pas en tout ; car leur despote, la loi, est plus redouté d'eux que le grand roi lui-même n'est redouté de ses propres troupes ; et cette loi commande de ne pas fuir devant le nombre, mais de rester ferme dans les rangs et de vaincre ou mourir^. L'admirable serment prêté par le soldat athénien au moment de prendre les armes nous montre toute la grandeur des merveilleuses institutions militaires d'où sont sorties les invincibles phalanges qui, sur terre et sur mer, deux siècles durant, surent écrire les plus belles pages de l'histoire militaire ^ La cité grecque ressemblait à un camp oii nul ne pouvait vivre à sa guise, oi!i chacun devait remplir une lâche déterminée en vue du bien public. Les citoyens ne s'appartenaient point à eux-mêmes, ils appartenaient à la patrie, principe qui fut fécond en heureux lésullats, le citoyen énergique et bien équilibré en temps de paix, faisant le soldat le plus aple à la guerre. Le citoyen libre dans la cité grecque était surtout un militaire, et des armes, il faisait son métier principal ; toute la jeunesse libre recevait la même éducation, l'hoplomachie et