‹ La bataille de SalamineChapitre 132 sur 325 · LA SECONTiK CLDIiliE MRDIQUR · texte numérisé non relu

LA SECONTiK CLDIiliE MRDIQUR

riioplomaque jou.tionl un j;r;iu(l rôle dans sa vio ; les palestres et les gymnases, en fait, n'étaient surtout, que des écoles militaires où les exercices du corps alternaient avec les travaux intellectuels. Aristophane, dans des vers admirables', nous fait entrevoir ce beau soldat athénien, produit de la vieille éducation qu'il regrette, et il se rappelle à cet elîet les chants héroïques chantés jadis par la jeunesse : « Une clameur retentit au loin » ; « La terrible Pallas qui renverse les cités », et tant d'autres. Tous servaient d'enthousiasme, tous pliaient à la voix du général représentant la Patrie, qui les conviait à la lutte suprême pour tout ce qu'ils avaient de plus cher et de plus sacré. Sur de pareilles troupes, l'idée de la servitude militaire n'a pas de prise comme sur une troupe mercenaire, et la lassitude est inconnue. C'est pour ces défenseurs du pays qu'Alcée a dit que les hommes sont les meilleurs remparts de la cité -. Le parti politique du sage Artabane se rendait parfaitement compte des hautes qualités morales de l'armée grecque, et son fils Tritantechme, un des plus .vaillants généraux de l'armée perse, l'a dit sans ambages à Mardonius lui-même, à propos des jeux olympiques où la seule récompense du vainqueur n'était qu'une couronne d'olivier ^ Quant à la préparation spéciale au service de la marine de guerre, les républiques prenaient soin d'initier les jeunes gens aux choses de la mer, pendant les éludes qui occupaient leurs années d'adolescence. A Athènes, c'était l'éphébie, merveilleuse institution qui, en deux années de service et d'exercices consécutives, sous le régime le plus sévère, complétait l'éducation militaire et navale du jeune citoyen. A la fin de ce service, l'éphèbe prêtait serment et revêtait la panoplie. L'éphébie était sa grande école militaire, après laquelle, soldat consommé, il se tenait prêta entrer en campagne au premier signal. Des institutions analogues existaient dans toutes les républiques grecques; l^tai

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