Aristophane, Nuées, 9G
2. Alcée, frg. 23 (Bergk) : àtvôo:? ttôaTiOi; itOpyoi; àpsûïot.
3. Hérodote VIII, 2C : « xaTraî, Mapôôvis, -qîoj; èit' àvôpa; riyay:; aa/eTOjJiivouî •f,;xsa;, ol où Ttïpî ■/ç,r,[i.ixuyj tov àviÔva TTO'.O'jv-ra'., àAAà -îpl àpETf,; ».
LES CONTINP.F.NTS 1 O^î
dorien ne se contenlait pas rie diriger les éludes pendant la période épliébique; il s'en chargeait beaucoup plus tôt. L'éducation maritime consistait en manœuvres à bord, à lancer la trière en mer, ou la tirer à sec sur le rivage. Tiès en usage étaient les régates, les joutes sur mer, à l'occasion des lôles si fréquentes chez les anciens; peu à peu, on a créé un véri-
lable système de préparation de la jeunesse à la lutte sur mer, par ces concours nautiques auxquels les éphèbes étaient tenus de participer'. (]ette éducation se complétait plus tard, pour beaucoup de jeunes gens, par une vie réellement maritime, car l'extension du commerce et des colonies grecques attirait nombre d'entre eux à la navigation ou au service de l'état dans ses possessions d'outre-mer^ Auprès d'eux, leurs serviteurs apprenaient à manier la rame, les gouvernails et les voiles et s'initiaient au langage maritime, devenant de précieuses recrues en cas de guerre ".
Le soin que les Grecs portaient à l'éducation militaire et navale, généralement prodiguée à toute la jeunesse libre, rend seul compréhensible la nomination par voie d'élection des chefs militaires. Tout citoyen ayant passé par la filière légale d'exercices et d'études, était considéré virtuellement comme capable d'être élu taxiarquc ou stratège, de commander un lochos ou une trière, une armée ou une flotte. Une gymnastique rationnelle formait les soldats les plus endurants et les plus beaux que l'humanité ait jamais connus. Quel merveilleux spectacle ne devait-ce pas être que celui de cette belle infanterie, formée en bataille, silencieuse et immobile, — i-rpÉua; — , les piques hautes, bouclier contre bouclier, dans ses cuirasses étincelantes laissant à peine paraître les basques des tuniques de pourpre, auxcnémides historiées, à la fière aigrette sur le casque de bronze luisant sous les rayons du soleil grec 1 Ou celui de la place d'armes, lorsque sur un signe du polé-
1. Voir A. Duinont, Essai siif VEphébie Allique. t. 1, chaii. m, v et vu contenant d'amples renseignements sur ces institutions qui curent leur plein développement apivs la seconde guerre modique.