‹ La bataille de SalamineChapitre 140 sur 325 · Id., ibid · texte numérisé non relu

Id., ibid

104 LA SECONDS (UERRE MÉniOLE

Xerxos. Hérodolc et Eschyle en rapportent quelques noms '. Quant aux chefs nationaux, Hérodote dit franchement que ce n'élail pas la peine de faire mention dos chefs do chaque contingent qui n'étaient que des esclaves comme leurs soldats, puisque les véritables chefs étaient les Perses ^ Toutefois il fait une exception pour quelques-uns des chefs indigènes, eTtiycôpioi, qui, après les quatre généraux perses ', étaient les plus renommés. C'étaient : le roi do Sidon, Télramncstc Anysos, le roi de Tyr Matiten Siroin ; celui d'Arad, Mcrval d'Agbale; le prince de Cilicie, Syenessis, fils d'Oromédon; celui do Lycie, Kyvcrniscos Sika, ceux de Chypre, Gorgos et Timonax, et les Carions Ilistiée, Pigrès et Damasithyme de Kandaulo '*. Quant aux taxiarques, chefs d'escadre, il n'en parle pas et il ne fait qu'une seule exception pour Artomise, reine d'Halicarnasse, (illo du tyran Lygdamis, créloise par sa mère, qui sans y être obligée, marche contre la Grèce, pour être agréable au grand roi et affermir son trône. II est vrai qu'elle était d'humeur héroïque; elle était aussi politique avisée et savait bien que le départ des Perses de la côte d'Asie Mineure aurait rappelé à la vie le parti républicain d'Halicarnasse si bien écrasé.

Le haut commandomonl grec péchait par la base; c'était, par le fait, la polyarchio. L'amiralissime ne pouvait prendre la

1. Les noms fournis par Eschyle qui rapporte aussi une liste de généraux perses tués à Salaniine (vers 21 et s.), n'ont jamais inspiré beaucoup Je confiance. Très i)cu lie ces noms se retrouvent chez Hérodote : Ariomardos, Arsamès, Masistés, Syenessis, un Cilicien, c'est tout (Hérodote, VU, 61, 97). Suivant le scoliaste d'Eschyle, beaucoup de noms égyptiens, rapportés par le poète, ne sont pas authentiques, mais d'invention poétique, comme celui du général Adevès. Il ne faut pas oublier, remarque Goodwln [Baille of Salamis, Not. 54. Cf. Ilermann, not. dans Perses 318) que des noms sonnant pompeusement., complétant et ornant le vers anapestique, étaient récompensés d'un grand prix, à l'époque où Eschyle écrivait le parodos des Perses. Ces noms égyptiens sont à la vérité un peu confus. Ne ressemblent-ils pas aux mandarins de Molière? En tout cas il est très curieux qu'en citant tant de morts, Eschyle omet le plus important de tous, le propre frère du grand roi, Ariabigne.

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