‹ La bataille de SalamineChapitre 16 sur 325 · Voy. Suidas et Eusèbe · texte numérisé non relu

Voy. Suidas et Eusèbe

■i. Le Bas et Waddington, Inscripliotis d'Asie Mineure, n" oOlL

4. Suidas, 'IIoôooto;. « 'EXOùiv 61 sic 'AAtvtapvaaaàv xxi tôv T'Jpavvov È^sXâaaî ».

des armées : -poTêaAojTY,^ ~l; ".r-syj xatà TsÀea (IX, 22) : àva- ÀaêôvTa tÔv Àôyov Ta OT:Aa vfs Tjàor.v (IX, 57) : O'. twv ,3apSap',xùiv TîÀÉtov àpyovT£^ a'jT'lxa TzàvTî^ Y.oav Ta aT,a7/!a xal Èo'lwxov (IX, 59) : àvàyiov s-', xÉpa.; rà; vÉa; (^VI, 12) : àc'.pàijLcvo'. Ta -.TT'la à7îO'K).â)Ta'. £x rri; Tàç'.o; (VI, 1 4) : tovt', ok to uétov o-/;;a7', ajTojv 3-JvavavôvTs; Ta xspsa àu'^ÔTcpa ÈaàyovTO (VI, 113) : Ta^ irptopaç

s; Y7,V Tpi'i/aVTc; -âvTc; lJ.£TW-r,OOV (VII, 100) : 7:pÔxpOTO-0'- côpjJlÉOVTO

£^ TîôvTOv xa-, £-1 oxTO) (VII, 188) I ".ry.'s:. . . (ôç èx/; jjLY.vs, -pwTa aèv àvri-pcopo'.... oî'jTspa 0£ sY.jjirîvavTo; È'pvou sl'yovTO (VIII, 11) : |X7ivo£'.o£; -0!.rj3-avT£; £X'jxÀ£OVTO (VIII, 16) : 7iap-/iYy£X£. . . àvaXagôvTa;; là oTiÀa 'iva-, (IX, 30).... On dirait le langage d'un manuel officiel de tactique.

L'attaque de cavalerie de Massistès (IX, 20-24), la mort de ce Murât perse, la retraite de ses escadrons, le beau fait d'armes de la compagnie d'élite d'Olympiodore, de même que le combat du roi de Chypre Onésile contre le général perse Artyvios, et de l'aide de camp du roi contre le cheval de bataille du général (V, 111), sont des récils qu'envieraient un Marbot ou un Ségur. Tous les mouvements préliminaires de la bataille de Platées sont du pinceau d'un maître, d'un homme qui a vu et qui sait la manœuvre, qui aime la poésie des phalanges évoluant au pas rythmé, et les brusques échaufîourées de cavalerie. Et la vie des camps, comme il la connaît profondément 1 La chevauchée nocturne du roi de Macédoine vers les avantpostes grecs lui offre l'occasion de tracer un tableau plein de vie et de charme d'une scène militaire (IX, 44 et 45). C'est le soir où Mardonius se prépare à se porter contre Pausanias. II a parlé à ses généraux ; Alexandre, roi de Macédoine, qui malgré lui suivait les Perses, se décide à sauver l'armée grecque. Suit une scène pleine de vérité devant les avantpostes athéniens où, la nuit tombée sur les camps, le roi Alexandre va conférer avec les généraux grecs.

Le tracé des dispositions stratégiques est d'une intelligence profonde, et grâce à Hérodote nous savons ce que le grand roi projetait pour attaquer les Grecs et ce que les coalisés combinaient pour le repousser.

lu LES SOURCES

Le récit d'Ucrodote n'est nullement en désaccord avec les connaissances que nous avons sur larl mililnirc et naval de l'antiquité et rien ne nous autorise à renoncer à son témoignage pour construire sur une base nouvelle la bataille de Salamine et les autres faits de la guerre médique. S'il n'est pas très riche en explications, pour les raisons que nous avons mentionnées, il ne dit pas toutefois une seule chose qui ne soit à sa place; il ne commet pas une seule erreur dans ses considérations militaires ou navales. Grâce à lui, nous finissons par comprendre la manière d'après laquelle se sont passés des événements si éloignés de nous, une grande bataille du v' siècle avec des moyens si différents des moyens actuels. Si l'on éprouve les récits d'Eschyle, de Diodore ou de Plutarque, sur la pierre de touche de la science navale de l'antiquité, ils ne peuvent pas toujours résister. Tel n'est pas le cas d'Hérodote. Tout ce qu'il dit sur les mouvements, la tactique, la stratégie des flottes dont il décrit l'action, est conforme à tout ce que nous savons de certain sur la science militaire ou navale des anciens. On peut voir assez clairement par ses yeux ce qui s'est passé sur mer pendant cette guerre, du jour où les Hottes du grand roi appareillèrent des bords du golfe de l'Hermos jusqu'au jour où elles sombrèrent dans le détroit de Salamine.

Les qualités ou les défauts du haut commandement sont invariablement signalés. De toutes les pages de son ouvrage se dégage un même esprit d'amoirr de discipline et d'ordre dans les choses militaires. Il se rend complètement compte des bienfaits d'une bonne organisation et de l'entraînement des troupes. Les causes de la défaite, il les fait adroitement voir dans le désordre et la négligence. Dans le chapitre VI, 93, les Athéniens sont battus par les Eginètes, faute d'ordre et de bonne formation '. 1! fait la même remarque pour les Perses à Salamine -, et il appuie : « Après cela, il fallait

1. Hérodote. Vi, 93 ; Aîyivr.Ta:. joùsi àti/toisi .v8T,vaioi7'., îja6aAov-:£î -zla: VT,uji ÈvixT.Jav.

2. kl.. VIII, 16 : TÔiv [xèv 'KaXt.viov sw y.Ô3;j.(<) vav|J.a/£ovTi.y; y.ati ta;:'/, twv oà 6as- Çâpwvo'j •tîTayijLïvoJv ïi: rfvv vù(() -oicôvxwv oûôîv.

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s'atlondic à pareil résiillal ' <> , A Platées, la ilcstructioii presque complète de deux bataillons de Mégariens et de Phliasiens par la cavalerie thébainc n'est duc également qu'à la précipitation et an désordre -. A Ladé, lors de la révolte d'Ionie, il se montre plus explicite encore, et il fait apprécier le chef rigide et tenace dans la personne de Denys de Phocée '\

Sous tous les points de vue, llérodote fut préparé à l'œuvre qu'il entreprit, et il nous fait l'impression dun homme qui voulut couper court aux ravages de la propagation orale de traditions qui défigurait le grand drame national. Grandissant au milieu des souvenirs récents de la guerre, il entendait de tous les côtés des légendes nées d'une époque et d'évéuemenls à jamais mémorables, des récits plus ou moins authentiques, le beau drame même d'Eschyle, et épris d'un sujet si vaste, si beau, ayant senti profondément le bienfait de l'unité hellénique et beaucoup plus la passion de la vérité, il se décida à mettre de l'ordre dans ce chaos de traditions et à en tirer le récit véridique dune époque glorieuse, « w; (j.r,T£ Ta yz^^ôiiî^/x s^ àvBow-oiv TO) voôvo) sH'lTAAa "'ivr.-ra',. u/tî i'ova usvàAa 'î xal 'ioijj.aaTâ, Ta ulÈv 'E'/Xr^rr'., -y. oï êac^àpo'.o-', à— oosydr/Ta àxÀcâ y£vr,Ta!, » .

Dans ce récit, il sait dégagei- le rôle immense d'Athènes, partant de la marine, dans cette guerre, et laisse percer la volonté dirigeante de Thémistocle, malgré l'amiralissime Spartiate. Il est impartial; il donne au grand roi ce qui lui appartient, l'éloge qu'on lui doit pour la manière dont il conduit son armée immense, composée de tant d'éléments hétérogènes, si loin de leurs foyers, pour ses préparatifs grandioses, dignes d'un meilleur sort. 11 nous fait comprendre le malheur de cette vaillante noblesse de Suse et d'Ecbatane, de ces grands seigneurs et frères du roi, qui sont venus saci'ilier leur vie pour l'honneur

1. Hérodule, \'lll. l(i : s;j.£AAj toio-jto s-f. ï'jvotJîTOa'. oTov -sp i-s€f,.

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