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CHAPITRE II

LE DESASTRE DE SEPIAS

Les Barbares sur la côte de Magnésie. — l-a colère du ciel. — Hellespondias. — Trois jours de tourmente. — La tlotte perse diminuée d'un tiers. — Les grands naufrages des marines à rames.

Cependant cette échaufîourée faillit jeter la panique dans les rangs grecs. Du sommet de Skiatlios, les flambeaux des vigies rendirent compte de l'accident aux Hellènes rangés sur les plages du nord de lEubée. Ce fut le signal d'alarme. Ils descendent les trières à la mer et se retirent à Chalcis pour fermer le canal d'Euripe, en laissant des vedettes et des sentinelles perdues sur les hauteurs de l'Eubée K Sur ces entrefaites, trois des dix navires barbares qui avaient attaqué la grand'garde grecque des Sporades, conduits par un pilote indigène explorent le détroit entre Skiathos et Magnésie, découvrent le récif de Myrmex, et donnent l'occasion à la prévoyance toujours en éveil du monarque perse de s'exercer une fois de plus. Une colonne de pierre, érigée sur l'écueil, va signaler le danger à la ilotte -, qui, après avoir relâché à Therma, se dirigeait à présent tout entière vers le sud pour gagner le canal de l'Eubée, en culbutant devant elle l'ennemi. A présent la perle des Grecs paraissait certaine. La première partie du plan perse, celle qui justement paraissait la plus dilFicile, élait réalisée; leur tlotte et leur armée étaient arrivées sans encombre aux portes mômes de la Grèce. Ni l'armée ni la marine hellénicjue ne paraissaient offrir une sérieuse résistance; de Tempe, d'Artémision, elles

\. Ilérodole, Vil, 183.

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