Ibidem, VIII
3. S'élever eo haute luer : s; t6 TriAayo; à-7tT,a£'.v (VII, 193).
4. On comprend aisément que la position des Grecs n'était pas la pointe clleniême d'Artémision, malgré la dénomination des engagements livrés près de ce promontoire, mais le rivage qui s'étend en deçà et vers l'ouest. Les auteurs sont assez explicites. Hérodote, Vil. ITo, dit : tûv 5è va-jT'.xov atpatôv Tr>>w£iv yf.? r?,; 'iJx:atT,xi5o; èr: 'ApT£[jLÎî'.ov, et au VII, 116 : ix £è toû aTcvoû tt,; ECêoîa; 'rfir, -zb 'AoTcixîatov ôsxetai aiyiaXd;. Plutarque également, Thém. 8 : 'Ea-ri ôà rr,; Eùëoîa; tô 'ApTjix'Tiov alviaXô; si; |iopc'av àva-s-TjijLivo;. Donc, quand on dit 'Ap-ztiJ.ii:ry/ on comprend plutôt tout le rivage nord de lEubée qui s'étend du cap à la bouche nord du canal d'Oréos. Le colonel grec Pissas, ayant étudié cette question, dans sa « Géographie militaire ■>, Athènes, l'JO.j, place encore plus au sud et dans le canal même dOréos l'endi'oit où furent livrés les combats d'Artémision.
212 LES DEBITS TRAGIQUES
même temps qu'y péiiètreiail leur armée, aux prises avec les troupes de Léonidas. Kn quillanlTlicrma, Xerxès, pour atteindre la vallée de Sperchios en même temps que sa flotte, prend sur elle une avance de onze jours *. Il arrive le premier au rendezvous avec trois jours d'avance ^; ce retard de la flotte correspond aux trois jours qu'a duré la tempête.
Au moment oii le gros des escadres barbares se dirigeait vers x\phètes, tout un détachement de quinze trières, égaré, pour s'être trop éloigné de la côte, fut enlevé par les Grecs avec le gouverneur de Kymé, Sandoquès, le roi d'Alavandes de Carie et le général cypriote Pentliyle qui, ayant perdu onze navires dans le naufrage de Sépias ne combattait plus maintenant qu'avec le douzième \ C'étaient là de bonnes prémices. Les illustres prisonniers furent envoyés à l'Isthme *.
Les combats d'Artémision préludèrent d'une manière très heureuse, pour les Grecs, à la lutte sur mer. 11 est vrai que pour un moment ceux-ci furent complètement déçus, s'apercevant qu'à l'encontre de la rumeur répandue d'un anéantissement définitif de la flotte perse, elle disposait encore d'un nombre plus que double de celui des navires grecs, mais ils tinrent bon, et livrèrent des engagements très avantageux, prouvant que la solidité de' leurs équipages, l'adresse et l'audace de leurs capitaines, compensaient l'infériorité de leurs vaisseaux en construction et en vitesse. Ce fut Thémistocle qui sut empêcher une nouvelle retraite, s'employant déboutes manières pour faire ramener à ses vues les stratèges péloponésiens, qui d'aucune façon ne voulaient livrer une bataille sans l'appui de leur armée de terre, et rêvaient toujours à l'Isthme où ils pouvaient combattre avec une ligne de retraite, un refuge sûr derrière eux ". A la vérité, à Artémision il n'y avait pas d'infanterie sur la