‹ La bataille de SalamineChapitre 177 sur 325 · Id., ibid · texte numérisé non relu

Id., ibid

4. Ib. TouTOUî oî "EXXtjVsî ÈçiUTopTiTavtEî ta ê6ùûXovto iTu8éff9ai àTtô tt,? Séo^ew aTpaTif,î, àT:oit£;jLT:oyari ôïÇîijljvo'^; è; twv Koo'.vBiwv ijOaôv.

5. Plutarque, Thémisl., 1 : xal tôv tte^ôv TToatôv itXi; vausl •7:po!nTSpi6a)>éT6a'. qui, mot à mot traduit, veut dire : mellre Vannée de terre autour des navires.

PREMIKRES RECONTRES ET RETRAITE 213

côte et la résistance aux Thcrmopylcs ayant élé proldémn tique, ils craignaient de se voir couper la retraite par lEuripe. Il a fallu toute l'astuce, toute la ténacité de Thémistocle pour vaincre leur répugnance à rester et même à adopter TofTensive, puisque Eurybiade, lui aussi, était convaincu de Timpossibilité de résister aux forces navales du roi '. Il a été jusqu'à se servir de moyens dont parlent les traditions recueillies par Hérodote mais dont, viaies ou fausses, nous n'avons pas à nous occuper ici -. Quoi qu'il en soit les stratèges restèrent, et ce succès est encore dû aux Athéniens, qui à juste titre, furent célébrés par Pindare, comme ayant jeté à Arlémision les fondements de la liberté hellénique ^ Ils étaient d'ailleurs les plus nombreux et s'étaient le mieux comportés pendant l'action.

Il paraît que les amiraux perses eux aussi ont eu peur un moment. Eprouvés comme ils l'étaient par le terrible désastre de Sépias, la réapparition des confédérés à Artémision les désempara. Mais le petit nombre des adversaires, 271 trières ^ et quelques pentécontères, les rassura ; et bientôt ils furent tellement enhardis qu'ils détachaient deux cents navires % pour contourner Skialhos par le nord afin d'échapper à la vue des Grecs. Ces navires devaient suivre la côte orientale de TEubéc et doublant la pointe méridionale de cette île venir bloquer la tlotlc grecque de l'Euripe et l'attaquer par derrière, landis que le corps principal porterait son effort contre le front de la ligne ennemie ". Pas un Grec ne devait échapper, pas même le pyrphore, officier sacré de l'armée, portant dans la « lagenos » le feu destiné aux sacrifices '. En attendant l'heure de

■1. Plutarque, Utémisl., 1.

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