Id., ibitl
sèment la ligne ennemie. Les deux grands engagements d'Artémision lémoignenl d'un progrès 1res réel de la laclirjuo navale dans ces temps reculés. La tactique qui régla les batailles aux jours du plus grand essor de la marine à rames est déjà formée à peu près complètement. L'ordre de combat appliqut' à la première bataille, nous le retrouvons plus tard, lors de la guerre du Péloponèse, dans les combats entre Athéniens et Péloponésiens devant Naupacte '. Là rbabilelé du stratège athénien Phormion et les mauvaises conditions dans lesquelles combattirent ses adversaires, ont lini par rendre désastreuse cette l'ormalion que l*olyen - décrit en lui .donnant le nom de xûxÀo;, cercle. La description d'Ilérodote ^ sy.uxXo'jVTO aÙTOÙs £v jjl£(7<[) et slq "^ô [Jisîov Ta^ "pûtAva; o-jvyf 'avov ne permettent guère de douter que les Grecs se servirent à Artémision de cet ordre de combat. Quant à ce qui concerne la tactique des Perses à la seconde bataille, ceux-ci employèrent Tordre concave si usité chez les anciens, et que les Grecs appelaient arivosi-oé; et les Romains lunatam *. Les formations des Perses étaient inspirées par leur supériorité numérique, et il en est de môme dans toutes les guerres oui fut appliquée une lactique qui tend à déborder et à envelopper l'adversaire inférieur en nombre, auquel il ne reste alors qu'un salut : briser la ligne ennemie ■'.
A Artémision, le grand nombre de navires nuit plutôt à la tlotle perse qui, à ce qu'il paraît, ji'avait pas suffisamment déployé son front, ni gardé les distances réglementaires. Une certaine confusion se produisit donc dans ses rangs ; néanmoins, elle se battit avec une extrême opiniâtreté et les Grecs subissaient des pertes sérieuses, mais elle-même souffrait beau-