‹ La bataille de SalamineChapitre 185 sur 325 · PREMIÈRES RENCONTRES ET RETRAITE · texte numérisé non relu

PREMIÈRES RENCONTRES ET RETRAITE

coup plus. Enfin les adversaires se séparèrent; la journée fut indécise. Les Grecs restèrent dans les eaux de l'action, maîtres des épaves et des morts, mais ils avaient été fortement éprouvés, et la moitié des navires athéniens étaient désemparés '. Cependant, la victoire n'avait pas souri aux Barbares, ils revenaient las dans leur mouillage sans avoir pu déloger les escadres hellènes. Tous les généraux grecs étaient maintenant disposés à rester à Artémision. ïhémistocle triomphait.

Tout à coup, la triacontère de garde sort des bouches de Sperchios, portant haut les signaux de détresse. Les passes de rOela ont été forcées -. L'armée barbare allait maintenant envahir la Phocide, la Béotie, l'Attique; la flotte grecque n'aurait pu dès lors rester en l'air à Artémision. 11 fallait battre en retraite le plus tôt possible et avant que l'Euripe lui fût fermée, par l'armée perse, qui bientôt allait atteindre le canal de Chalcis.

Les combats d'Artémision se sont livrés pendant les trois jours que dura la lutte soutenue avec tant d'héroïsme par le roi de Sparte \ Malgré la possibilité d'une résistance efficace aux Thermopyles, les Grecs ne pouvaient se flatter que leurs deux postes avancés auraient pu tenir bon tous les deux avec un égal succès. L'un d'eux devait succomber; si c'était Artémision, Léonidas se verrait obligé de rétrograder; si c'était les Thermopyles, la flotte, elle aussi, devait battre en retraite, pour ne pas être bientôt coupée. La défense des Thermopyles était étroitement combinée avec l'action de la flotte à Artémision. De tous les mouvements se dégage un plan général : occuper pour quelque temps l'ennemi à Artémision et aux

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