Apy. 'EïiT,!Jii., 1904, p
3. Rev. Harmonie, Athènes, 1902, p. 15, tir. à part. Cf. 'Ej . 'Ap/. 190*.
4. Hérodote, VIII, 90 : itaTf,[ji£vo; 'Jro lût o'jpîi t(T> àvxîov £x>va[j.rvo;, x6 xaXsexai AiyâXew;.
5. Eschyle, Perses, v. 410 : 'jiJ;t,Xôv ô/6ov à-y/j. ■Kelayiaç âXoç.
6. Ctésias, Persica, 26 : ô ^ÉpçT,i; èXOwv aûtoôev s-1 t6 ttsivôtïtov tt,; "Attixt,; ('Hpâ/).s'.0'/ xa>>£rxa'.') s^^wvvje /.ûil-i-a ir.l Xa)va|jLrva ~£^f, s-'aÙTT.v ôia6f,va: oiavooû- [JiEvo;.
QUESTIONS TOPOGRAI'HIOLKS 249
faire monliou du Irùue, rapporle que Xerxès arrivé dans la partie la plus resserrée du détroit qui s'appelle Héraclion, le comblait de terre dans l'intention de passer deTAttique à Salamine. Plutarque', nous Tavons dit, place le siège à Héraclion. Strabon ^ parle du détroit sans parler du (rùne. A coup sûr la variété des opinions sur l'emplacement du siège de Xerxès est grande. Il yen a qui le veulent, conime Millier, là où se trouvent aujoui'd'bui les resles dune tour vénitienne qui s'appelle Keralopyrgos, sur une minuscule presqu'île, limite nord-ouest de la baie de Kératsini. Sans doute ce que pensent Leake ' et Uauvelle \ qui le placent au pied d'Aegaléos vers ce Pérama, à remplacement de la batterie actuelle de côte, est plus conforme aux textes et à la loj^ique ; mais pourquoi alors ne pas admettre franchement ce que dit Hérodote? Xerxès étant venu pour surveiller l'attaque conire Salamine, il était très naturel qu'il se postât sous les puissants contreforts qui se projettent sur le détroit et l'île, et près de l'onde : avy. iicAavia; ^lôç d'Escbvle. En face de ces endroits était situé, peut-être sur Kynosoura, un trophée commémorant la victoire. Do l'emplacement de ce tropaeon on a voulu déduire des conclusions définitives quant au lieu de la bataille. Est-il besoin de dire qu'on choisissait le promontoire le plus proche du camp d'action pour élever le trophée? Quelquefois pourtant ce point était assez éloigné. Ainsi, Phormion bat les Péloponésiens en plein golfe de Fatras, les poursuit vers Patras et vers Dymé, et élève son tropaeon à Antirrion '. H est évident que ce qui était le plus commode pour les vainqueurs, c'était d'ériger le trophée là d'où ils avaient appareillé à la rencontre de l'ennemi" et où ils étaient retournés après la bataille pour relâcher et réparer leurs avaries, donc