‹ La bataille de SalamineChapitre 217 sur 325 · Plutarque. Cimon · texte numérisé non relu

Plutarque. Cimon

a. Plutarque, ThémisL, 10 : ix-Aiojxr,; tf,; ttoî^îoj;.

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niaient la noiivolk. (l'élail remonter du coup le uioral de celte armée, qui, à la suite de ses ciïorls infructueux, de ses pertes cruelles, et surtout de l'imprudence et de rinexpérience des chefs qui avaient exposé la Hotte au mouillage forain de Sépias, devait avoir perdu une grande partie de sa conliance dans les amiraux.

La flotte d'ailleurs comme l'armée ' s'accroissait de moment en moment, parles renforts affluant de tous côtés -, ce qui, la veille du jour de la bataille suprême, rétablira les chiffres du Dorisque. L'élan maintenant, succède au découragement de tout à l'heure, et la Hotte se dirige vers le sud. Après avoir dûment pillé Ilistiée et les villages du littoral nord de TEubée \ visité le champ de bataille, et les morts des Thermopyles, après avoir relâché trois jours encore à Ilistiée, pour donner le temps à l'armée de la devancer, elle fit enfin irruption dans le canal d'Euripe. La déroute des Grecs était générale et paraissait irréparable. La soumission de la Grèce n'était plus qu'une affaire de quelques jours. Mais, en réalité pour réduire la (irèce. il fallait réduire d'abord sa tlotte et son armée; or, lune et l'autre étaient encore intactes. Cependant la tlotte de Xcrxès après avoir pénétré dans l'Euripe, allait doubler le cap Sunium: l'armée approchait à marches forcées, et déjà étendait la main sur Athènes. Quelle nuit d'alarme, celle où les quelques défenseurs de l'Acropole, questeurs du temple, serviteurs et vétérans, virent les feux de bivouac de l'ennemi scintiller de Décelie à Phylé, le long du pied des monts de Parnôs et du lointain (^ithéron et du reste des hauteurs qui couronnent l'Altique! De Salamino aussi on devait voir avec consternation, dans la nuit, ces longues traînées de feux, avant-coureurs des torches qui devaient incendier et anéantir la noble cité. Dans

1. Iléroiiutc, VIII, GG : "Ojo) yiç. or, zooiSaivî isoj-rioio tr,; 'K/./.j^o; o IM^^zr,;, ■zoiO'J'M TAso) sOvîa 0'. v.T.i'z'j.

2. Iil. VII, 110: ivaY<a^ô;i£/o'. ï'izovTo. Le quartier général perse était obligé, ou lie laisser dcriiére lui les Cdiilingeuls guerriers des pays conquis, ou de les amenei' avec lui. Celle dernière mesure évitait un danger, mais elle créail une faiblesse Il rnriiiée barbare, ces lontingents étant bétérogènes et suivant contre leur gré.

.{. Hérodote. VIII, 2:î.

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