‹ La bataille de SalamineChapitre 216 sur 325 · Voir p. :}6 sur la « seconde école · texte numérisé non relu

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DE PHALKIJI-: AIX DKTUOITS

La suile du récit. — L'armée perse envahit l'Altique. — Les escadres barbares dans la baie de Pbalère. — L'assemblée des chefs sous la présidence du grand roi. — La flotte se porte vers Salamine. — Elle offre vainement le combat. — Elle se retire à l'approche de la nuit, en méditant une attaque le lendemain. — Le message de Thémistocle précipite les événements.

Le désastre des 'I licmiopyles, en imposant la leiraite précipitée des Hottes alliées, rendait la situation extrêmement critique. Tout ce que Thémistocle avait édifié avec tant de persévérance, croulait maintenant en un jour. U lui fallait donc accomplir un effoit surhumain, pour sauver Athènes et la Grèce. Son esprit, heureusement, était plein de ressources. Ce qui était désespérant à ce moment, c'est que les alliés, après avoir garni de troupes insuffisantes les détilés, ne se portaient pas en masse en Béotie pour couvrir Athènes abandonnée à son sort. Les combats d'Artémision, néanmoins, avaient affermi Thémistocle dans son idée que la conquête de la mer était chose réalisable pour les Grecs, et il en déduisait qu'une fois les confédérés en possession de la maîtrise de l'Archipel, Xerxès ne pourrait plus se maintenir en Grèce. Thémistocle sut alors prendre la responsabilité la plus grande qui ait jamais incombé à un chef politique ou militaire : faire abandonner ses foyers à tout un peuple, de la même manière qu'une armée abandonne une position nuisible à la conduite générale des opérations et à l'objectif de la guerre, pour y revenir triomphalement après la victoire. VA avec quelle fermeté il présida à ce douloureux exode ! La presque totalité de la ville le compri'' et le suivit ; seuls, quel([ues vieux braves ne voulurent pas abandonner leur

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chère cilé, qu'ils vont dérondre contro les Jiarbares jusqu'à la dernière guulle de leur sang. Cependant la vieille citadelle pélasgiquc élail loin encore d'oiïrir la résistance des défenses formidables dont Athènes se para après l'issue heureuse de la seconde guerre médique. On ne saurait, dans le récit de ces faits, oublier la part que le héros futur de la ville, Cimon, a prise à ces événements, en entraînant vers la mer la jeunesse athénienne, dont il était le plus brillant représentant. Rappelé de l'exil, aussitôt qu'il mit le pied sur le sol athénien, il court joyeux à travers le Céramique à la tête de ses amis, au temple de la Vierge, dépose sur l'autel le mors de son cheval, pour montrer que c'est d'équipages et non point d'escadrons qu'a besoin maintenant la Patrie. Puis, après une ardente prière à Athéna, arrachant un des boucliers suspendus au sanctuaire, il se dirige vers le port, et toute la jeunesse le suit au milieu d'un ouragan d'enthousiasme '. C'est ainsi (]ue la ville, suivant le pittoresque mot de Plutarque, appareilla ^

Avoir fait relâcher à Salamine les confédérés en retraite, sous le prétexte de faire évacuer la population de l'Attique et de la transporter dans cette île ainsi qu'à Egine et à Trézène, tel fut le premier grand succès de Thémistocle. Il s'était promis de faire tout son possible pour ne pas laisser ses alliés sortir des eaux athéniennes avant une grande bataille.'Salamine, refuge

r^ naturel d'un peuple de mai'ins en cas d'invasion du pays, avant la construction des défenses qui ont fait d'Athènes une forteresse maritime, était tout pour elle en ce moment. AMais revenons à la flotte perse. Après le dernier engagement devant Artémision, il n'y a pas de doute qu'elle regagne, abattue et

^ir\ démoralisée le mouillage d'Aphctes.VLes amiraux furent à un tel point énervés, qu'ils maltraitèrent et arrêtèrent le citoyen d'Iiistiée qui leur apporta le premier la nouvelle de la retraite de l'ennemi, à laquelle ils ne voulaient pas croircj Toutefois, des navires envoyés en exploration et rentrés à Aphètes, confir-

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