‹ La bataille de SalamineChapitre 221 sur 325 · Hérodote, VII · texte numérisé non relu

Hérodote, VII

o. Hérodote, VIII, 61.

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navires, allèrciil s'asseoir chacun selon son rang autour du Irùnc roval sur lequel sassit Xerxès, descendu d'Athènes tout exprès. On peut s'imaginer le faste asiatique déployé dans une pareille solennité, et le cérémonial dont elle s'accompagnait. Le roi de Sidon était placé le premier, puis le roi de Tyr, puis l'un après l'autre, tous les tyrans des peuples maritimes menant la campagne, et leurs taxiarqiies. Maidoniiis alors, conformément au protocole en vigueur à la cour de Suse, faisant fonction du liauldignilairequi s'appelait « oreille du roi » ', fit le tour de tous ces princes soumis et vassaux en leur demandant leur avis. Tous, comme on sait, se déclarèient pour une action immédiate contre la flotte ennemie. Ils connaissaient d'ailleurs le sentiment du roi. Artémise seule, au dire de la tradition recueillie par Hérodote, fui d'un avis contraire, et conseilla d'éviter le combat sur mer, dans la conviction que les forces grecques ne tarderaient pas îi se dissoudre d'ellesmêmes. Elle ajouta des paroles peu encourageantes sur l'état de l'armée luivale du roi ^ Mais, toutefois paraître hésiter à lancer ses navires sur mer, serait en abandonner la maîtrise à l'ennemi, ce qui n'aurait peut-ôlre pas comme résultat la dissolution de ses forces navales. D'ailleurs un tel langage était désastreux pour le moral de l'armée et la discipline. Le roi, malgré tout, pardonna à la reine en raison de sa franchise. Mais, résolu à combattre, il ordonna le soir môme à sa flotte de s'approchei' de Salamine et d'ollrir le coml)at. Enli'e temps, il se préparait lui-même à se transporter sur le champ de bataille pour suivre l'action, persuadé qu'il était que sa présence allait retenir dans le devoir certains de ses alliés, et les inciter à combattre avec plus de zèle qu'à Arlémision '.Avant, donc, la tombée de la nuit, la flotte appareille et va se déployer en ordre et en silence devant l'entrée méridionale des détroits. Mais il n'était plus temps de mener le combat à bonne fin, et la flotte barhaie se retira, remettant l'attaque au jour suivant.

i. Chamjiollion de Figcac, Histoire de la Perse, p. 129.

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