Plutarque, T/iéinist., ù
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courant défendre son propre litloral, couvrir sa propre ville '. Alors personne, ni Kurybiade, ni ïhémistocle ne pourra plus les contenir dans les rangs, et la Grèce périra par sa propre folie ^
Mnésiphile, parlant ainsi en ce momoni, esl l'écho do lOpinion de Ions les Athéniens, rim;ige de la ferme volonté de tous ces citoyens qui ne veulent pas aller à l'Isthme, et Thémislocle est profondément heureux d'être compris et suivi dans son effort. Il va donc rejoindre Eurybiade dans sa trière amirale, et lui fait comprendre la nécessite de convoquer de nouveau les généraux '. Eurybiade cède et le conseil se réunit. Mais Thémislocle cette fois, cnfreinl, il faut l'avouer, les lois de la discipline; il était assez maître de lui pour que nous croyions qu'il a été entraîné par sa fougue ; mais il a voulu préluder ainsi pour faire sentir (|u'il était décidé à rom[)re enfin en visière et à aller jusqu'au bout, lui chef de la plus grande partie de la flotte, représentant avec les Mégariens, les Eginèles, et les autres Grecs habitant hors de ITsthme, les trois quarts de la flotte. Il a pris la parole avant (jue l'amiralissime posât la question, fait qui n'écha[)pa pas à l'acrimonie d'Adimante fils d'Okytos, général des Corinthiens. On connaît le fameux colloque entre les deux généraux; la spirituelle réponse de Thémistocle '*. Mais tout ce que relaient les légendes recueillies par Plutarque '' sur les emportements d'Eurybiade et la résignation toute évangélique (]'un chef de deux cents trières est, nous l'avons déjà signalé ^ parfaitement absurde.