Lucien, de la Manière d'écrire l'Histoire
• P. Plaine de Nisée, près de Kermanchach (Kouidistan): on y élrvc encore une belle race de chevaux, d'où )irnviennen1 les nttolages du schali.
DOCUMKNTS ANCIENS . 19
Malj;ré lout, les dix chapitres du résumé do Pholius avouent
amplement la défaite des Perses. Datis, débarqué à Marathon,
y est battu par les Aihéniens '. A Platées, Mardonius est
également vaincu -. A Salamine, Xerxès perd cinq cents
vaisseaux '. Ce qu'on pourrait cependant observer avec plus
de justesse, c'est peut-être une tendance chez lui en faveur des
Lacédémoniens au détriment des Aihéniens. Il sait tout de
même distinguer Thémistocle et Aristide pour leurs sages
conseils et leur habilelé '. Quoique sa contribution au récit
de la bataille de Salamine soit des plus modestes, il nous
apporte pourtant des renseignements qui ne sont pas dénués
de toute valeur. Il confirme le dire d'Hérodote sur la digue que
Xerxès entreprit pour faire passer son armée d'Aegaléos à
Salamine, afin de prendre le camp ennemi. Mais il place cette
tentative avant la bataille de Salamine et il commet encore
chronologiquement une grosse erreur en transférant la bataille
sur terre à une époque antérieure au combat naval, croyant
d'ailleurs que Platées eut lieu aussitôt après les Thermopyles
et avant la prise d'Athènes par Xerxès, d'où une confusion
complète entre la campagne de Xerxès, en 480, et celle de
Mardonius, en 479 av. J.-C. Il est le seul à nous apprendre que
les Athéniens avaient fait venir de Crète à temps, cest-à-dire
avant la bataille, des archers \ et comme avant la seconde
guerre médique les Athéniens n'avaient pas sérieusement
organisé cette arme ^ cétait probablement là le premier corps
d'archers militaires constitué dans l'armée athénienne. Ces
loxolai, (|ue les Athéniens auraient fait venir sur le conseil de