Hérodote, Vlll, lUO
^02 LA liATAILLF. Dl'iriSIVE
désigne d'après leur ordre de balaille, en comniençanl par la droite : IMiénieiens, I']gypliens, elc. Le même ordre est observé par la reine Artémise quand elle médit des alliés. Elle se tait sur lailolte phénicienne dont elle ne pouvait pas nier la valeur, et elle se met à énuniérer les divisions en commençant " par les Egyptiens *. C'est Tordre de bataille ([u'IIérodote lui-même établit dans son grand exposé sur la marine perse -, et l'observation exacte de cet ordre par les militaires est tout ce qu'il y a de plus naturel.
A propos de la participation de la tlotte égyptienne au combat livré dans le détroit de Salamine, on croit trouver une conlirmation dans le cb. vm, 100 d'Hérodote et dans les vers 311 et 321 des Perses d'Eschyle qui signalent la présence des Egyptiens dans la bataille. Godwin toutefois objecte que l'allusion faite parMardonius : « 11 n'y a pas de déshonneur pour les vrais Perses, si les Phéniciens, les Egyptiens et les autres... ont lâché pied dans la bataille », ne sutiit pas à constituer la preuve de la présence réelle des vaisseaux égyptiens. Le témoignage tiré des vers d Eschyle sur Arcteus, qui résidait près des sources du iNil, est plutôt absurde, puisque dans le vers 44, Arcteus est appelé « chef des Lydiens ». Les noms que portent ses compagnons, Adevès et Pheressakès ne sont pas, d'après le scoliaste, des noms égyptiens, mais des inventi(ms poétiques. Ariomarde qui, vers 33, est nommé prince de l'anciennecl vénérableThèbes, dans levers 321 est mentionné comn\e ayant causé par sa mort, le deuil à Sardes '. Ces noms égyptiens à coup sûr paraissent un peu suspects*. Cependant, malgré tout, il reste certain qu'il y a eu une tlotte égyptienne dans le combat, puisque de ses chefs, — de sang égyptien ou non, — ont été tués à l'ennemi. On ne peut nier sa j)articipation à la bataille, et M. Godwin pense que quelques-uns et môme tous les vaisseaux égyptiens ont dû tra-