‹ La bataille de SalamineChapitre 26 sur 325 · Ctésias, Persica · texte numérisé non relu

Ctésias, Persica

a. Ctésias. Indlca, 5.

6. Ctésias, Jndica, 67. Aelian.NA, IV, 21 : lleol xoO 'IvôixoC Map-c/ôpa.... S.h;z: 5s xai Èwpaxsvat TÔ5s TÔ ^(ôov ïv népsat; KTT,7iaç, èE 'Ivôiov xoatsSèv ôwpov T(Ô lUpjwv

version traditionnelle de ces importants événements, il a su ajouter une foule de détails piquants et d'anecdotes qui sont restées. D'où sait-il tout cela? On soupçonne généralement' que Plutarque a largement puisé dans l'œuvre d'historiens qui vivaient au ni'" siècle avant notre ère. Mais nous ne possédons plus rien de ces historiens. Nous ne possédons pas davantage des écrivains antérieurs dont ils dépendaient. Les histoires d'Hérodote, il les connaît bien aussi et il les a sciemment pillées; ce qui ne l'a pas empêché, mù par un patriotisme étroit de citoyen de Chéronée et un amour-propre civique, faux et puéril, de critiquer ensuite avec la plus insigne malveillance le père de l'histoire.

On sait combien il fut sévère pour l'historien des guerres médiques dans son traité sur la « malignité dllérodote », généralement admis aujourd'hui comme réellement écrit par Plutarque -, 11 est vrai qu'Hérodote et Plutarque conçoivent le devoir de l'historien d'une manière différente, et Plutarque critiquant et condamnant Hérodote, ne prouve que trop qu'il ne sait pas apprécier lintention de l'historien de dire toute la vérité et rien que la vérité, d'après les moyens dont il dispose, à savoir d'après les traditions qui lui paraissent dignes de foi. Hérodote rapporte les faits comme il lui semble probable qu'ils se sont passés ; Plutarque se préoccupe de les concilier avec l'idéal qu'il s'est formé d'une époque héroïque ^ C'est dans cet ordre d'idées qu'il s'imagine les Perses aussi pesamment armés que les Grecs, ce qui est absolument faux et erroné ''. Désireux d'exalter et d'embellir la victoire de Platées, il prétend que les Perses, comme les Grecs, étaient pesamment armés. Il a oublié un fait, c'est qu'à l'époque de Cyrus le jeune, et même de Darius Codoman, l'adversaire

1. Ilauvclto, Ilérodo/e historien des (jtierres médiques, \k vu.

■1. f'hilologus, t. LU, 1884, p. 23 et siiiv. M. L. Holzapfcl par une série d'arguments vigoureux y démontra que le traité sur \g, Malifiiiité d'Hérodote uc peut avoir été écrit que par i'auleur des Vies l'arallcles. Cf. Hauvette o/». L-t7. p. 98-99.

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