Duncker, Geschichle des AUerlums, t. VII, p. 284, note
Duncker Iroiive celle élenduc, puisque du pied de Kynosoura au fanal de l'arsenal, il n'y a que 3,800 mèlros à vol d'oiseau. Cinquanle mèlres d'ailleurs, ce serait viaiment trop; la longueur même de la Irièrc à celle époque n'alleignail pas encore quarante mètres. Notons bien loutel'ois que des navires, dont rÈ'yxQTcov seul mesurail quatre-vingt-dix pieds de long' avaient sans doute besoin de quelque espace pour manœuvrer aisément. Nous avons déjà donné, dans notre chapitre sur le navire de combat des guerres médiques,la largeur d'une trière au maîti-c bau, quatre mètres en moyenne. Les plus longues des rames des trières ne paraissent pas dépasser les cinq mètres; d'après les Inscriptions, 9 coudées soit 14 pieds 1/4 = 4 m. 393 ^
Ainsi une trière placée de front dans la ligne, les rames attachées aux tolels, les files horizontales, devait occuper plus de dix mètres ; mettons dix seulement. Mais comment manœuvrer, comment faire reculer, puis lancer en avant ^ les trières, s'il n'y avait pas de distance suffisante entre elles? Si l'on ne voulait pas * faire entrechoquer les tarrus, briser les rames, et empêcher la manœuvre, il fallait donner à chaque trière, vingt mèlres environ dans la ligne de front. Ainsi, entre Aegaléos et Kynosoura, n'auraient pu se ranger en bataille qu'une centaine de trières tout au plus, sinon, il fallait imaginer une ligne d'cmbossage ' qui pour des Irières n'était pas possible, ces navires ne combattant pas à l'ancre. Dans un cas analogue à celui de Salamine, l'amiral Serre*, parlant des opérations navales dans la mer de Pylos, baie actuelle de Navarin, lors de la guerre du Péloponèse, dit : « On ne peut pas admettre que les Péloponésiens aient jamais songé à obstruer avec des galères