‹ La bataille de SalamineChapitre 279 sur 325 · Hérodote, Vlll, S · texte numérisé non relu

Hérodote, Vlll, S

Lt COMBAT 3oo

pelile et peu fertile Egine, la spleiididc et opulente cité maritime, V emporiuni du Péloponèse ' qu'on aurait à juste titre surnommée la Venise du Saroniquo du v'' siècle. Avec eux, c'est l'éperon qui joue le premier lole et les coups portés à l'adversaire sont terribles. Il en est de même avec les Athéniens à gauche, qui, beaucoup plus nombreux et conduits par Thémistocle lui-môme, coulent" un très grand nombre de navires ennemis, et amènent des résultats décisifs. Ici les Phéniciens malgré la supériorité de leur architecture navale, leur nombre et la liaîneqiiriés anime, sont si bien serrés de près qu'ils perdent contenance; le désordre est dans leurs rangS;^ Le grand roi cependant est là, suivant de son tertre l'action et chacun des comballants croit que c'est lui que le l'oi regarde. Sa présence anime les courages, et tous se battent beaucoup mieux encore que dans les combats d'Eubée -. Xerxès entouré de ses principaux otfîciers, suit attentivement les faits d'armes de ses marins et de ses guerriers, et à chaque moment se renseigne auprès de ses généraux sur les combattants et leurs exploits, tandis que les scribes assis à ses pieds retiennent le nom de la cité et de la famille du Iriérarque distingué ■*. Mais déjà les inquiétudes commencent. La lutte continuait furieuse ; mais la droite perse est bien battue ^ ; les trières phéniciennes coulaient bas sous les yeux du roi, et quelques-unes allaient finir leur existence sur le rivage d'Acgaléos baigné des eaux du détroit, sous les pieds même du trône de Xerxès. C'est là que les officiers de ses trières phéniciennes échouées, sautant à terre, sont allés crier au roi que c'est grâce à la gauche de larniée, grâce à ces maudits Grecs d'Ioniens que la bataille est perdue. Qu'il y ait eu des défec-

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