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4. Parmi les exploits atliéiiionsPlutaniue cite la prise d'un navire barbare par le triérarque Lycomède, le premier, dit-il, ([ui prit un vaisseau ennemi, dont il enleva les ornements de la proue, xi -apâsT.aa, pour les consacrer à .Vpollon Daphnéphore [Tliémisl., 15 . Plutarque se trompe. D'après Hérodote, Lycomède fut le premier ;i enlever une trière iierse(Hérod., VIII, 11), non pasà Salamine, mais à la première bataille d'Artèmisiim, ce qui lui valut rii,'i;5t/,Vov.
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lions de la part des Jouions c'est certain; mais le hasai'd a voulu que les généraux Ioniens l'échappassent belle, et les Phéniciens ont payé cher leur verbiage. Car les Phéniciens parlaient encore lorsqu'un événement lit pencher la balance tout à lait du coté des Ioniens, qui d'ailleurs, résistaient toujours, pressant de leur mieux Lacédémoniens et Eginôtes. Déjà les Athéniens, une fois les Phéniciens en déroute, balayaient le nord du dt'lroit, et poussaient devant eux les débris de la droite et le centre perse vers les issues méridionalesMIs arrivèrent ainsi à la hauteur de la droite grecque, acculée par les Ioniens sur la cote de Salamine devant la baie d'Ambelaki, et allaient dégager cette droite de l'étreinte de la gauche perse. C'est de la sorte que les Athéniens sont arrivés en lace de la baie de Salamine, et c'est alors, tandis qu'une partie des Ioniens tient tète aux Athéniens, et que le reste se bat contre les Lacédémoniens et les Eginètes, qu'une trière de Samothrace s'élançant contre une trière athénienne, la frappe et la coule. Mais Athéniens et I'>ginètes sont déjà tout près, ils serrent les Ioniens de deux côtés; une trière éginète attaque le navire de Samothrace victorieux. Mortellement blessée, la trière de Samothrace fait eau, s'incline et dans quelques moments va disparaître de la surface de la mer. Mais ses braves épibates ne perdent pas la tête; bons acontistes, maniant merveilleusement bien la lance, ils se groupent, et d'un bond sautent de leur gaillard d'avant sur \k parexeiresia ennemie, en culbutant hors de leur navire, par des coups de hallebarde furieux, la garnison surprise de la trière éginète, qu'ils enlèvent à l'abordage, tandis que dei'rière eux disparaît sous les flots leur propre navire '. Le spectacle émeut le roi et le remplit d'admiration. 11 s'indigne contre les Phéniciens et plein d'amertume et de chagrin, il s'en prend à tout le monde, et ordonne de
I. Cet exploit avec celui du premier combat d'Arlémision où les Grecs lépée à la main prirent trente trières barbares (V|li, 11) et 'e.xpression d'Hérodote : 'E/ui [lEv v'jv 5'j/viôv O'JvôiaatTa TpiT.pjo/wv xaTa).i;ai TtLv vsa; 'E)>XT,v(5a; DvôvTtov (VIII. 86) nous démontrent assez qu'à côté de la lutte par l'éperon, la marine des guerres médiques pratiquait paralléloment l'abonlage et la lutte par l'infanterie comme modes de combat.
358 LA BATAILLK DÉCISIVE
couper la tète aux Iriérarqiies phéniciens, pour apprendre à tous à ne pas dire de mal de ceux qui valent mieux qu'euxmêmes '. Cet exploit des épibates Samolliraces est un des plus beaux exemples d'abordage, de T.tC^o'xy.-/'<.'j., de la marine à rames. Mais toute l'infanterie marinière de la flotte perse ne ressemblait pas à cette élite. Les montagnards Perses, lesMèdes ou les Saccs n'avaient pas les qualités requises pour pareille besogne, et l'opinion que la flotte du grand roi cherchait la victoire dans la Trss^oaayla, est complètement erronée. Par rauginontation du nombre des soldats mariniers, elle ne cherchait qu'une compensation à l'infériorité de qualités de ses troupes ; mais le nombre n'est pas tout. Non moins complètement erronée est l'idée que le clioix, par les Grçcs, du détroit comme champ de bataille, visait à rendre impossible la -s^oaayîa, si désirée par les Perses. On peut aisément comprendre que les évolutions, l'attaque à long élan, devenaient difficiles, sinon impossibles, dans le détroit. La flotte perse ayant en général une mauvaise infanterie, mais des navires agiles et rapides, n'aurait pas dû ti'ouver dans ce champ clos un champ de bataille idéal. Le premier combat d'Artemision, où les (irecs d'un seul coup avaient pris à l'abordage trente trières perses était d'ailleurs très inslruclif.
Déjà cependant, la détresse est aussi dans la gauche perse composée des Ioniens, qui avaient ollert jusque-là une résistance plus opiniâtre gue le reste dcja flotte barbare. Les trières attiques la pi'onaiil à rcv(^rs, laxUsperscnt.Toute la flotte perse n'a plus qu'une pensée : coin ment fui^Tijîomment sortir 4^Ia. aoui'i(.iQPf ■ La confusion est extrême ; on ne j^oUde toiis côtés que des navircsTùyantvers"1és issues. Ceux qui sont hors d'état de fuir, l'étrave enfoncée, la coque crevée, partent^ la dérive et de seconde en seconde, s'enfoncent davantage, disparaissant avec leu^s équipages.
La fortune des armes semble avoir décidément abandonné le grand roi. Artémise, la brave et opiniâtre reine d'Ualicarnasse, elle-même perd courage et veut s'échapper de la mêlée,