Eschyle, l'erses. V. 'il
2. Eschyle, l'ers., v. 424 : toi ô' w-t; OJvvoj; r, tlv" i/OJwv ,3oaov | àyarj: xw-iLv
viav ïXx. Nul doute qu'il s'ajifit ici du terrible proci'di', si usité dans la marine des galères. Avec la rame di scaloccio, le carnage devenait plus terrible encore. I.os^a- 1ères des chevaliers de .Malte y excellaient. (V. p. ll.j et Glossaire, art. fournellëes)
entre eux et la cote de Salamine, d'où sans doute les penléconlores et quelques cabotiers qui ne devaient pas manquer au port de la ville de Salamine, des barques et des bachots à godille, faisaient bonne besogne de sauveteurs. Toutefois, la perle corps cl biens était, fréquemment, l'issue du duel à l'éperon. Pas un homme sur les deux cent trente de l'équipage du roi de Kalynda n'échappa pour dénoncer au grand roi le méfait de la reine d'Halicarnasse '. Diodore donne un chilïre de pertes dans cette bataille : deux cents trières pour les Perses, et soixante pour les Grecs. Ctésias fait monter les pertes perses à cinq cents navires -, mais ni Hérodote ni Eschyle ne rapportent de tradition relatant le nombre des navires coulés ou pris, ce qui prouve qu'à aucun moment il ne fut possible d'établir le chiffre exact des pertes, sur lequel, paraît-il, on avait de tous les côtés, des raisons de dissimuler la vérité. Tout concourt cependant à montrer que l'étendue du désastre des Perses fut très considérable, la Hotte barbare n'ayant pas réussi à effectuer en temps utile sa sortie du détroit. Le courrier dit : « Jamais tant d'hommes n'ont péri dans un seul jour » •', et tout le drame d'Eschyle retentit de ce revers irréparable, inouï, épouvantable ^. Malgré l'exagération poétique, il faut en déduire que la journée fut extrêmement meurtrière et qu'un très grand nombre de navires j)érirent. Les expressions d'Hérodote, VIII, 86 et 93, prouvent qu'une grande partie de la tlolte barbare fut anéantie. Les engagements de navires à rames entraînèrent de tout temps semblables effets. Les grands combats de mer, bien plus sanglants qu'aujourd'hui, étaient, la plupart du temps, des combats corps à corps, d'où grande perte de vaisseaux coulés ou capturés. La grande bataille de Ci mon livrée aux Perses à Eurymédon, finit par l'anéantissement complet de la flotte vain-