Diodore, XIV
3. L'ilot de Motyé est à six stades do la cùte. (Diod. XIV. 48). 6. Diodore, XIII, 4".
;{7i I^A BATAILLE DECISIVE
tants (le Cluilcis et lo reste de ri{!ubée cictacliés d'Athènes et craignant d'être bloqués dans leur île, appelèrent à leur secours les villes de Brolie, et firent construire p;ir des milliers d'ouvriers une double digue, dont hi partie béolienne parlait du voisinage d'Aulide; la partie eubéenne, de la ville de Chalcis, et il n'a été laissé qu'un goulet juste sulîisanl pour le passage d'un navire, lis élevèrent des forts pour surveiller le passage, là où, il y a quelques années, on voyait encore un chàleau vénitien, et jetèrent des ponts là, où se trouve actuellement le grand pont tournant. Slrabon ' parle de la construction de la digue, comme Ctésias, avant, non après la bataille, Wecklein est d'avis qu'ils sont dans le vrai. Duncker- jugeant que la bataille de Salaniine ne fut pasundésastredéfinitif pour les Perses, parce que les Grecs s'attendaient à être de nouveau attaqués, et que Xerxès disposait encore d'une grande armée de terre intacte, veut que la construction de la digue nait pas été une feinte. Plutarque, d'ailleurs, rapporte une tradition analogue. Selon lui % Xerxès, voulant lutter encore malgré sa défaite, entreprit de combler le détroit pour faire passer à Salamine son armée de terre et y attaquer les Grecs. Xerxès ainsi, aurait eu bien réellement l'idée de faire passer ses troupes à Salamine et d'exterminer à la fois la Hotte des confédérés et la population athénienne réfugiée sur l'ile. Les inquiétudes sont venues plus tard, et rétlexion faite, le grand roi se décide à envoyer dans l'Hellcspont sa Hotte pour protéger les ponl^. Mais la vérité est que le (bîsastre fut terrible cl Xerxès .sentit de suite qu'il était menacé d'être enfermé en Grèce. Et en réalité, il l'était avec sa nombreuse ai'inée, qui ne pouvait [)lus compter sur aucune sorte de subsides ou de secours du cùlé de la mer, et c'était la mer Rgée qui constituait sa véritable voie de communication avec la mère patrie. Perdant la mer, il fut subitement isolé : c'est le sort de tous les envahisseurs de la Grèce. En traits de