‹ La bataille de SalamineChapitre 294 sur 325 · C. N. Rados, La Bataille de Satamine. jg · texte numérisé non relu

C. N. Rados, La Bataille de Satamine. jg

res '. C'est alors un Jéclancliement frénétique clos chiourmes nageant sans cadence, à perdre haleine, les rumeurs se blessant l'un l'autre, se renversant mutuellement, les kéleustes hors d'eux ne parvenant plus à faire cnfeiulre le commandement. Les trières affolées se dispersent dans ton les les directions et c'est à grand'peine que les chefs pai'viennent à rétablir Tordre et la cohésion. Au matin, les Grecs, voyant l'armée perse dans ses postes en face de Salamine, supposèrent que la flotte ennemie se trouvait encore à Phalère, méditant une nouvelle attaque ; ainsi ils se préparèrent activemenl à la repousser 2. On voit bien que Salamine, base navale des Grecs, se lient sur la défensive, pendant que les forces barbares sont présentes; elle est isolée et comme bloquée. C'est très tard qu'ils ont appris enfin, sans doute par des éclaireurs envoyés hors des passes, que la flotte ennemie avait disparu. Quelle émotion aurait dû provoquer cette grosse nouvelle dans les rangs des alliés, quel désarroi elle aurait dû y jeter. L'ennemi s'avoue donc vaincu et fuit, mais il nous échappe! Les équipages se ruent vers les trières pour s'embarquer et déjà le signal d'appareillage est frappé sur les mâts des vaisseaux amiraux. Ils s'élancèrent à la poursuite de l'ennemi, mais il était un peu trop lard \ le contact était perdu. Avec quelle furie devaient nager les cbiourmes dans ces gigantesques régates de quatre cents vaisseaux, de 65.000 avirons, labourant à coups répétés le dos de la mer Egée, et couvrant d'écumes blanches sa surface bleue. Cependant les rameurs ne sont pas des machines de fer et finissent par se lasser. Exténués de fatigue, ils gisent sur les bancs ; force fut de s'arrêter, et ils s'arrêtèrent à Andros. Le lendemain tout le monde était remis et les rameurs prêts à recommencer. Le conseil des stratèges fut convoqué, mais il ne fut pas d'avis de continuer la poursuite. Thémistocle n'a pas réussi à entraîner Eurybiade dans une ofl"ensive à outrance '\ Une fois le barbare repoussé sur mer, les Pélopo-

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