‹ La bataille de SalamineChapitre 309 sur 325 · Ilérodol(\ V, i'J · texte numérisé non relu

Ilérodol(\ V, i'J

vail que los alluvions ont accompli depuis vingt siècles. Aussi, une exploration superficielle par des scaphandres ne sauraitelle êlre admise et ce n'est qu'avec de puissants moyens analogues à ceux mis en usage par Bazin à Vigo, que l'on pourra faire une sérieuse recherche. Il faut lemuer, gratter bien le fond. Fort heureusement, toutefois, des changemenls géologiques importanls n'ont pas ou lieu depuis des milliers d'années dans le délroit, de grands (remblcmcnls de lerre, des séismes orogéniques, ou des éruptions volcaniques^ capables de provoquer des cataclysmes qui eussent piofondénient modifié la côte, faire surgir ou disparaître des îles comme récemment encore à Ambrym des Nouvelles-Hébrides et au cours du dernier siècle dans la mer Egée, à l'île de Théra, — Santorin — .

Cependant, une réflexion s'impose. Les anciens n'ont-ils jamais fouillé le fond de Salamine peu profond dans sa plus grande partie? Aussitôt après la destruction de Y Invincible Armada en face des côtes hollandaises et anglaises, les marins de la reine Elisabeth ont entrepris avec persévérance et longuement l'exploration de vastes étendues sous-marines pour retrouver les épaves des magnifiques vaisseaux de Philippe II, et cela au xvi* siècle. Pourquoi, au v' avant notre ère, au cœur de pays très civilisés, au milieu de populations maritimes d'une grande activité, n'eût-on pas exploré une mer qui couvrait des restes si riches des escadres barbares, là au moins où les plongeurs pouvaient travailler? Et ce n'étaient pas les habiles plongeurs qui manquaient; Hérodote nous rapporte les exploits du plongeur Skyllies Skionéos, qui au début de la guerre, servait dans la flotte perse ', plongeur merveilleux, qui, après le grand naufrage de Sépias, retira du fond, avec succès, beaucoup de richesses des Perses, dont plus tard, il déserta l'armée pour se joindre aux Grecs comme nous l'avons déjà mentionné. Le même Hérodote ^ nous apprend qu'après la

1. Hérodote, VlU, 8 : TjV yàp èv zm ïTpaxo-KéSw xo'Jtw i;xu>vKT,î ïlxiwvaroç 6û"ct,i; TÔJv TÔX£ àv6f/tÔTiiov aptaTo; o? xal sv t?i va'jTiyi-fi xrj xaxi x6 Ilr,).iov y2vO]JL£7r| TroXXà (xèv ETwas xwv )'pTj[xâxwv xoïji nspuïiat, xoXXà Ôs xal aùxoç iTcpieôiXsxo.

2. Hérodote, VllI, 96 : w; oè r, vau;i.a/(T| ôtjXsXuxo, xaxsipûaavxsç sç xf,v i;a>a;j.rva 01 "li)>)>T,veî xiôv vatjT,Yiwv oaa xaûxï) ixûy/avî è'x: sovxa...

bataille, les Hellènes ont repêché toutes les épaves qui flottaient encore dans le détroit ; une grande partie, dit-il, fut poussée par le vent d'ouest hors des passes, et prit la route du cap de Kolias. Mais il y a eu aussi des plongeons. Plongeons de navires corps et biens comme celui du roi des Kalyndéens, et plongeons d'épibates cuirassés comme celui des hoplites athéniens jetés hors du gaillard d'avant de leur trière par les piques des soldats du navire de Samothrace, dont nous avons parlé.

Soyons optimistes. Si nous mettons côte à côte le pour et le contre en vue des fouilles sous-maiines, que tout le monde savant réclame, la crainte de ne rien retrouver de tout ce qui, il y a deux mille quatre cents ans, disparut sous les eaux bleues de Salamine, ne saurait l'emporter sur l'espoir d'en remettre au jour une partie. Des études circonstanciées, de grandes explorations d'essai, peuvent, si elles sont conduites avec persévérance, mener à la découverte d'objets d'une grande valeur historique.

GLOSSAIRE

Abrasion, (ab-radere). s. f. Action (renlever par grattage. Géolof). Sorte d'érosion agissant sur les côtes ou déterminant la formation de terrasses sous-marines. Le géologue de Richthofen se servit, le premier, de ce mot, (créé par la médecine : abrasion des os ca7'iés). pour désigner le travail particulier de dénudation produite par la mer sur une côte eu voied'all'aissement. Acinaque. s. m. Yoy. 'AvcivaxT,;.

Acontiste, s. m. Voy. 'Axovxitt/,;.

'AlvAT(E)I02(Î5TÔ?), s. m. Le mât dartimon. La plupart des commentateurs s'accordent à donner ce nom au plus grand mât et celui d'àxâT(E)'.a aux plus gramles voiles du navire. Hésychius, appelle « àxaTia xi [nyHoi. aoiAsva », lesquels d'après Isidore étaient établis au milieu du bâtiment. Toutefois les Inscriplions navales distinguent nettement entre grands mâts et mâts àxaTioi et Pollux noDime àxâttov l'artimon. On peut en déduire qu'il s'agit d'une brigantine, voile trapézoïdale enverguée sur la corne d'artimon et dun second mât analogue au mât d'artimon. La marine moderne en Grèce a repris àxax'.o; pour désigner le màt de misaine, fore-musl.

'AKlNAKlll, s. m. Sorte de glaive court à lame peu large, plate et non recourbée, suspendu à la ceinture du côté droit, très en usage dans les armées perses (Hérodote, Xénopbon, Anab.)

'AKONTIi:Tllï:. s. m. Soldat armé de

javelot et exercé à le lancer à distance.

'ANAKOIITEIN, [xoj-ra;]. v. a. liriser les

rames d'une (rière en passant rapidement le long de sa voqite. (.\ppien, « xÛTa; ivc'y.oTTTOv ou iwéAKi,yj », Piutarque, "aps'aupov).

'AnOBABPA, s. f. Planche d'embarquement et de débarquement (Thucyd. IV, \2,scoiie]; un ais résistant par lequel on pouvait embarquer ou débarquer à jiied sec. On la fixait aux bastingages. D'après Breusing une écbellc serait mal appropriée à un embarquement, à propos de navires mouillés ordinairement contre le rivage. Le mot xAïjiaï (littéralement'ec/«eiie), employé parfois au lieu de à-oSâHpa, n'aurait pas dû être traduit par échelle. On clouait sur cette planche des tringles transversales servant de marches et pour empêcher le pied de glisser. Ce sont les x>it[jiaxrr,p£; (Euiipide, llél., 1385\ Les xA'.|xax(ôe; des trières n'étaient que des planches de débarquement (Boeckh, Urkund., p. 12;ji, servant aussi à aborder et grappinerlc navire ennemi.

Arbre, s. m. Le màt d'une galère.

La terminologie de la marine de galères ditl'ère essentiellement de celle de la marine à voiles. On disait couverte, arbre, au lieu de ponl, mal, etc.

APPV! Interjection analogue au pj-a- ~7.'.\ (v.) On s'en servait pour accélérer la vogue (Suidas\ Criée par le ke- Icuste (v.) toute la chiourme la répétait en chœur.

"ASKQMA, s. n. Accessoire de la rame, sorte de grande poche de cuir, une outre, qui, adaptée au sabord de nage empèchail les lames de pénétrer dans la trière. Les avirons sortant des

GLOSSAIRE

sabonls, pour aller l'i la mer, traversaient ces bourses en cuir dont l'extrémité était percée pour laisser passer la pale et qui se resserraient après autour de la hampe. Les rames retirées, ces sacs pendaient vides le long du navire et empêchaient encore l'entrée des eaux. (v. Jal, (Uoss. naiiL, art. "AaxtojjLa, et Cartault, Tr. Alhéii. p. 157-159, qui a épuisé la question).

AITEI'ETM, s. m. pi., combattants et rameurs à la fois, abord d'une trière qui n'avait pas sa chiourme au complet. (On retrouve le terme et l'usage dans la marine byzantine. Procop. de Bello Vandalico, I, H, 13-17 : iv toûtoi; Ci-}\ Buî^âvxtot 5:ff/iXiOi è'tîAcOv, xùxzpsTa t irivTeî) .

Bau, s. m. Poutre qui soutient le pont du navire et lie l'un à l'autre les deux côtés du bâtiment, en les empêchant en même temps de se rapprocher.

On appelle mailre-bau la plus longue de ces poutres, placée à peu près à la moitié de la longueur du navire. Le maitre-bau mesure la plus grande largeur d'un bateau.

Boghaz, s. m. (turc et arabe, très probablement de Filalien liocca). Goulet, canal, embouchure d'un fleuve.

Bonevoglie, s. m. (fr. anc.) Rameur volontaire, s'cngageant pour ramer, dans un navire de guerre, contre une solde convenue. « Une galère de bonovoglies », de rameurs de bonne volonté (en it. gâtera di boiievof/lia par opposition à la galera forzata dont les rames étaient maniées par des forçats).

. Brigantin, s. m. (Bas lat. Brigantlnus, ital. Brigantino, ven. Bergantine). Petit navire de forme de galère, plus petit que la (jaliole (v.), ponté, de 8 à 16 bancs à un seul rameur.

rEPPA, s. n. pi. Boucliers légers faits de tiges d'osier entrelacées. Ils étaient manœuvres à l'aide d'une poignée, par la main gauche; munis d'une pointe à leur extrémité inférieure, ils pouvaient se ficher en terre et servir

d'abri. D'après Strabon les yéopa avaient la l'orme d'un losange, po[x6o£t5r|.

rQAEOS ;et TaûXo,-; s. m. Sorte de hourque (v.) ou d'olcade (v.) pour le transport de grosses cargaisons.

Gaoïils phéniciens ou égyptiens.

Calcet, s. m. (esp. calcés, portug.

r/arcez, lat. carcheshnn, xap/f,atov).

Pièce de bois à l'extrémité de Varbre (v.) d'une galère. Il y avait des ouvertures dans les parties qui regardaient la poupe et la proue dans lesquelles on plaçait des poulies pour la manœuvre des antennes. (Voir Kap-

Capion (de proue), s. m. Allonge

de l'ètrave d'une galère.

Chiourme, s. f. (ital. ciurma).

Équipage de rameurs d'une galère ou de tout autre grand bâtiment à rames.

Cet équipage était composé des forçats et il était enchaîné, ce qui établit une différence entre la chiourme et Vérétikon grec, constitué de Ihèles, de métèques, quelquefois d'esclaves, mais jamais enchaîné.

Comité, (bas lat. Comitus). Le véritable chef marinier de la galère ;tout ce qui était de la manœuvre de la galère le concernait, et le nerf de bœuf à la main il gouvernait les forçats. Le comité embarqué sur la l'éale (v.) s'appelait comile-réal, H obéissait au chef militaire de la galère. C'est le xsTveyffrr.ç de la marine anti(]ue, avec la différence qu'il accomplissait en même temps les fonctions du x'j6£pv/,TT,î ou pilote.

Corbeau, s. m. Corvus. Kopa;, machine de guerre, perfectionnement du grappin d'abordage, aiSr,p5î /.s-pôî.

Polybe (I, 22) nous donne la description détaillée du vtôpa'; qui consistait en un poteau, haut de sept mètres, d'une épaisseur de quatre palmes.

Planté sur le gaillard d'avant, il tenait par des cordes une sorte d'échelle qui le dépassait de deux mètres ; au moyen d'une poulie on élevait ou l'on baissait celte échelle et on pouvait l'abattre à volonté sur le navire ennemi. Elle s'y accrochait par un fer de forme de mil

HLOSSATRE

ou massue de gymnastique dont le bout senfonçait dans le plancher. Par ce pont-Icvis alors les {•'■gionnaires passaient se couvrant de leurs boucliers.

Corredor, m. s. terni, géogr. (esp.) Détroit, goulet, ou eslnaire resserré comme l'entrée nord du Tage. r.,e nom a été donné à celte sorte de long couloir par les marins espagnols par analogie de la galerie de proue, corredor de proa, des galions.

Coursie, s. f. (ital. corsia). Vouloir large de deux pieds, entre les deux rangées des bancs du navire à rames, pour faciliter le passage de la poupe à la proue dans les galères. Ce couloir existait également dans les trières entre les deux rangées des bancs des thranites et s'appelait ae)>iî, d"où les termes homonymes usités en paléographie et bibliographie.

Créosotage, s. m. Action d'injecter le bois de créosote, — liquide antiseptique, caustique, extrait du goudron de hêtre, — pour le rendre résistant à l'humidité.

AEA*t>l£, s. m. Masse de fer ou de plomb, en forme de dauphin, hissée à l'extrémité de l'antenne pour le moment de l'aboi'dage. On la laissait tomber sur le navire ennemi pour le couler. Toutefois Pollux (I, 84), place le dauphin sur la proue au-dessus de l'éperon. Ce que nous savons sur cet engin est fort incomplet et vague.

AIOAKOS, s. m. L'appareil sur lequel glissaient les vaisseaux pour passer d'une mer à l'autre par dessus d'un isthme. Celui do I>eucade était célèbre dans l'antiquité (Strabon, Thucydide^ Il consistait en une seule file de madriers ajustés bout à bout, enduits de matière gluante.

Dauphin, s. m. Voy. Sù.z.'.^.

Defourneler, v. a. Délier la rame fixée au banc de la galère avec le fourneladou (v.).

DelhiSjS. ni.pl. Cavalerie légère turque avant l'introduction de la lactique européenne dans les années du sultan.

Double-Enders Biprora nav. A)ii-

ji/iisdrome] s. œ. Canonnière à roues la poupe aussi efïilée que la proue pour marcher de l'avant ou de l'arrière avec la même rapidité, — construite pour les étroits confluents et les hayons du Mississipi (guerre de Sécession).

Drakar. s. m. (dans l'usage sinr/ttlier, quoique en réalité pluriel de Drakr ou Drake scandinav. en relation évid. avec Draco, Apâx'.)/, serpent).

Nom donné parles Normands à leurs navires de guerre à cause de la forme de leur proue.

Dromon, s. m. Navire de guerre byzantin à rames, et d'une grande rapidité. Procope (de Bello Vandalico, I, 11, 13-17) nous donne à peu près sa définition : « f.jav S" aùxoT; xal t:\o'.x [xxy.pôt, C>- i;, vauijLay^tav TîaocTXî'jas- !J.£va. .., |j.ovT|pT^ [xivTO". xal ôpocpà; "jt.îo- 8cV È'/ovxa, OTtw; o'. Taûfa ÈpÉTaovTî; — pô; Twv TTolîatwv T,y.i7Ta êâXî.oivxo : Apô;jiojvaç xa)vOÛj'. xi Tr)voTa TaOxa. n)>£Tv yàp xaxi xa/o; Sûvavxai [j.a>>;axa ». Léon le sage [Tactiq. XIX, 1) croit à tort que ces navires ne difl'éraient pas des trières : xwv itoxà ^isyoïJiÉvwv xovt^owi v'jv 5s SpojxoJvwv xa)>ou|jLivwv. L'équipage variait de 100 à 300 hommes (Léon Tact. XIX, Const. Porph. Cerem). Us portaient tout une machinerie à l'avant pour lancer le feu grégeois.

Drongaire, s. m. (gr. moy. âge Spo'jyvip.o;, bas lat. Drungarius classis). Commandant d'une flotte, de drungus, globus milituni, gros de soldats I Vegéce. Comp. Léon, Tact : Ôpo'JYyiffxt, en rangs serrés, en niasse^.

"Rri\OnON, s. n. La partie du platbord garnie des raines. Dans la trière non seulement le plat-bord portant les tolets, mais toute la partie du flanc du navire d'où sortaient les raines.

Embolon, s. m. — 1. "Ea^o^^ov et È';j.6oXo; v. éperon. — 2. Term. tact., ordre de citasse.

Embossage, s. m. Action d'enibosser, c'est-à-dire, placer un navire dans une position qu'il ne pourrait garder relenu seulement par les ancres île proue. On y arrivait par un fort cor-

iUC.

GLOSSAlHE

liage, qu'on amarrait a un des câbles du navire, et qu'on faisait venir à larriùre du bâtiment où il était raidi pour que le vaisseau présentât son (lanc à une dlroctinn voulue.

Embouteillage, s. m. Le mot est passé dans l'usage maritime dej)uis la guerre liispano-américaine et les événements de Santiago. 11 signifie l'action d'obstruer l'issue étroite d'un port nu <run golfe, en coulant dans le goulet un gros bâtiment pour rendre impossible la sortie d'ime escadre.

Éperon, s. m. Partie saillante, garnie d'une pointe ou recouverte de métal, en avant de la proue d'un navire. Il y avait plusieurs sortes d'éperons dans l'antiquité. L'éperon de la galère moderne n'est pas Vembolon ou le rostre des anciens, un dard placé ordinairement sous l'eau et destiné à percer le flanc du navire ennemi. C'est une flèche de bois de sapin, fixée auilessus de la flottaison à la face extérieure du cupion (v.) de proue, supportée par une courbe désignée sous le nom de taille-mer. Elle pourrait être retranchée, sans que la défense ou la solidité de navire en souffrît. Dans les temps modernes et pend.int laguerrede Sécession plusieurs rains (v.) portaient des éperons en fonte, lourds engins, lixés à l'étrave, qui ne constituaient pas réellement une sérieuse armed'attaque. Vembolon du v« s. av. J.-C.

re?teie type de celte arme formidable.

Épibates, s. m. pi. ('E7::6â-ai). Soldats embarqués, constituant la garnison du navire, les divisions de l'abordage ou les compagnies de débarquement d'une flotte. Sur le rôle de ces soldats mariniei's. voir Thucydide, VII, 61, 67, 70, et en général les faits de combat dans lé g. port de Syracuse.

'EniSEinN, s. m. Sorte de flamme.

Le mât était surmonté d'une hampe ou petit mât de pavillon (àxpay.xo;) sur lequel flottait une flamme ; c'était \'kr.:iz'.w/ fPollux).

Epontilles, s. f. (ital. l'unlello).

Pilier de bois ou de fer qui sert à supporter le pont dii navire comme

une colonne ou une caryatide supporte une corniche.

Épotide, s. f. pi. fK-wTÎ;). Pièces de bois placées sur les joues d'un vaisseau en guise d'oreilles et parallèlement à l'éperon pour servir de défense au navire conlre les chocs violents pendant le combat. Lorsfju'une des épotides servait à suspendre les ancres on l'apiielait iyxuoaia s-rtojxl; : « 0'. 5'3-(i)Tt2o)v àyy.'jpav £;av7jirT0v ». La marine moderne en Grèce a repris le mot sous cette dernière acception ainsi que pour signifier les porte-manteaux ou potences servant à hisser les embarcations.

Erétikon ('EosTtxôv), s. n. Voy.

Chiourme.

Espalier, s. m. (fr. anc. provenc.

bas iat. spudalariiis). Hameur ujaniant la poignée de la première rame de la galère, attachée au tolet le plus voisin de l'espale, c'est-à-dire de la partie du pont comprise entre les premières rames et l'entrée du tabernacle, château d'arrière. Analogue au xoi/ap/o;, maître de bordée.

Étambot, s. m. Forte pièce de bois élevée à l'extrémité de la quille d'un vaisseau et terminant l'arrière de sa carène. On y suspend le gouvernail par des fientures de fer.

Ei'NH, s. f. Ancre primitive, c'était une grosse pierre en forme de tronc de pyramide, trouée et liée aux câbles, qu'on jetait â la mer. pour arrêter le navire, llom. II., 436 : 'H/. 5' îJvàî i'Sa^.ov, vtïTà 5è •ûpufivf.ii' è'ôr.ffav: ils jetèrent les pierres (ancres' et attaclièrent les amarres de la poupe. On voit une série très variée 6" sjvai dans la collection d'antiques du Piréc.

Fanal de commandement, s. m.

(Phanai, tI>avo;). La grosse lanterne qui hissée à la tête du niât de la galère capitane ou réale (v.) ou placée sur la poupe du vaisseau amiral était le signe du commandement pendant la nuit, comme le pavillon jtendant le jour»

Ce riche fanal était la nian|ue du chef d'une escadre.

GLOSSAIRE

Ao:

Fourneladou, (proveuc.) s. ni. ùtal.

P'ornello de lemo, Frenum\ Nom d'un cor(laj,'e attaché au banc d'une galère, et au moyen duquel on tenait hors de l'eau la rame qu'on ne voulail pas rentrer dans le navire, (juand ou avait cessé de voguer. Au moyen de fourneladou les rames se tenaient haut comme des ailes ouvertes, ou plutôt comme les ailes du cygne. C'était l'aspect du navire. A chaque banc il y aval I un crampon de fer auquel était lixé ce cordage, dont un bout était garni d'une cheville. On eu entourait plusietirs fois le genou de la cuiie.

Fournellées, a. f. pi. Les rames liées au banc de la galère avec le fourneladou V. prêtes à s'abattre sur rennemi.

Fuste {Fusla, du bas latin Fus/is, bois et par métonymie navire), s. f.

Pellte galère de pirales.

Gabie, s. f. (ilal. Gahla et Cofju].

Cage, faite de barrots croisés, au sommet de l'arbre de maislre (grand mal) de la galère, pour des vigies ou des combattants. Elle avait quelque analogie avec la hune des navires plus modernes. Sous le nom xylocastron très usitée dans la marine de Byzance, d'où elle provient.

Galéasse (et galéace) s. f. Grosse galère cataphracte, d'un déplacement dix fois plus grand que celui d'une galère, avec soixante-dix bouches à feu. Elle avait dix forçats par rame et par banc. Beau modèle au umsée du Louvre.

Gaillard, s. m. (étymol. incert.) (iaillard d'aranl, f/aillard d'arrière.

Planchers partiels qui ne recouvrent que les extrémités du pont s\ipérieur d'un bâtiment, très analogues aiix ■napc;£'.psaîa'. des anciens. Ils ont remplacé les châteaux de la marine du moyen âge. Uabelais dit {Panluf/r. IV, 33) : chasteau-gaiilard.

Galère, s. f. ital. galéra, bas lat.

Galéa, bas gr. raXéa, et TaXafa (Emp.

Léon), vieux fr. galée gr. rnod. xi- Tipvov. Le mot TaXé» i)rocède de Vxlér,, belette, et beaucoup plus de l'aXsô;, le poisson dit espadon. Bâtiment de

guerre à rames et à plusieurs rameurs par banc et sur le nn^me aviron. Ce fut le principal instrument de domination sur mer, du moyen âge à l'avènement de la marine à voiles. Maquettes au Louvre, au Muséo \aval de .Madrid, et dans l'arsenal de Venise.

Galion, (bas lat. Galeo). .Navire de construction mixte, du xv siècle. Il Icnaitdu vaisseau rond et de la galère V.), dont il n'avait pas pourtant la longueur. I^es petits galions bordaient des avirons. Mâture: trois et (iuelf(uefois quatre mâts debout. (V. Bartol. Crescentio, « Naulica Méditer, n. A. .lai.

Gloss. Nautique). Dans le xvi^ siècle les galions espagnols atteignent 1.000 tonneaux. Riche collection de maquettes et d'estampes dans le Muséo Naval de .Madriil.

Galiote, s. f. (bas lat. galeota. galeida, gr. moy. âge yaXiwTa, ijLEao-/âT£pyov). Petite galère de seize â vingt-cinq rames à trois rameurs par banc, très usitée dans les flottes ottomanes du xv et xvii^ s. C'est à tort que le Père Fournier (IG4.3) la rapproche de l'antique trière.

Gaoul, s. m. sorte de bàtimeni de charge. \'oy. rojAso;.

Gaule d'enseigne, s. f. Le bâton de pavillon à l'arrière du navire (voy.

TTj).".; n'ayant aucun rapport avec le »îrt/ à pibles.

Gherra, v. n. pi. voy. riopa.

Héméroscope, s. m, ■'r,it.zç,oz%rjr.o:i. Vigie, honnne chargé à terre de surveiller le large pendant le jour, la vedette.

Holker, s. m. (scandinav. Hol/,], canot ou petit naviie fait d'un arbre creusé). Petit bâtiment de guerre sur lequel les corsaires Normands remontaient les tleuves, là où leurs plus grands navires ne jtouvaient naviguer; c'est sur des holkers qu'ils sont venus en 886, jusqu'à Paris en ravageant toute la vallée de la Seine.

Hoplomachie, s. f. ô-Xoua/ia. L'art de t-ombattre en armes.

Hoplomaque, s. m. 0-Aciij.â/o;.

.Maiire d'armes, un des principaux

GLOSSAIRE

fonctionnaires de Véphébie à Athènes.

Hourque, s. f. (esp. Urca). Gros bâtiment de charge, à fond plat, l'avant et l'arrit-ro arrondis. Trrs en usage en Hollande ce navire d'aspect primitif semble . donner une idée du yoihiô^, sinon de Volcade (v).

Inlet, s. m. (mot angl.) Bras de mer (Hii s'enfonce dans les terres. Trt's fréquent sur la côte orientale îles Etats- Unis sert d'entrée aux lagunes. Dans ces inlels plus d'un engagement naval eut lieu pendant la guerre de Sécession.

ISTOAOKH. s. f. D'après Suidas :

'IjToôoxT, r, C-o5£/ou.ÊVT| tôv '.îxôv ; d'après Kustathe, plus spécialement, la pièce de bois placée à la poupe sur laipielle on inclinait le mât (voy. Mesodme :Su).ov xatà Tpû;j.vav, -/aÔ' o-j •/./.'.-

ISTOBHKH. s. f. voy. '.ïtgôoat,.

Jas. s. m. ^étymol. incerl.i. Partie de l'ancre, au dessous de l'organean (l'anneau où l'on attache le câble) et au bout de la tige. Traverse composée de deux pièces de bois ou de fer accolées et liées, qui, étant dans un plan perpendiculaire à celui des pattes, contraint l'ancre à mordre par un de ses becs le sol sur lequel elle est tombée.

KAPXHIION. s. n. signifle la même chose que calcel (v.) ; quelquefois i>ar extension la construction, qui en forme de corbeille ou de vase, entourait ou surmontait le calcet, une sorte de hune. Eustathe, (0(b/ss. T.) dit tout simplement : « Ta à/.pa tiov Ittôw xap/r,a:a », les identifiant avec la tlèche ou même la pomme du màt.

KATHPHS (vaû;), adj.Se dit du navire qui, les rames dehors, se tient prêt au premier signal pour s'élancer.

Kéleuste, s. m. (on écr. aussi celeuste). Y. KzKs'j'STr,^.

KEAEVSTHS, s. m. Officier commandant la chiourme sur un bâtiment à rames de la marine antique, analogue au comité (v.) de la marine des galères.

KVREPMlTHi:, s. m. Capitaine (ui pi-

lote. Premier officier marinier, commandant technique de la trière, le triérarque. chef militaire, n'étant pas obligatoirement un homme de mer. Le x'j6£pvf.rf,; n'était pas dans les trières ce que dans les galères vénitiennes étaient le t/overnalor di f/cilei'a ou le sopracomilo (v.) qui réunissaient dans leurs mains iloubles fonctions, et il serait le comité (v.) s'il exerçait en même temps les fonctions du keleusle (v.). H était le second mais c'est sous sa direction qu'on naviguait. Entre triérarques et pilotes existait la même diiïérence qu'entre otficiers blancs et otficiers bleus de la vieille marine royale de F'rance. Les premiers étaient les directeurs du combat, les seconds détenaient l'art nautique.

AIBVP.NIKAI, a. I. \>l. Voy. Lihurne.

Liburne, s. f. Aiêup-/.; . Bâtiment à rames (en un seul rang de rames) à deux rameurs pai' banc. D'après Zosime, « les vaisseaux liburniens, aussi rapides que les pentécontères, étaient nuiins grands (pie les trières, qui sont hors d'usage depuis de longues années ». D'après Appien <■ les Liburniens •> étaient une peuplade diUyrie qui désolaient la mer et pillaient les côtes avec des navires légers et rapides.

Lidi ou Lido (ital.), s. m. Nom donaé aux rangées d'îles basses cl marécageuses qui séparent une lagune de la mer.

Lochos, s. m. ^Adyo;). Troupe d'infanterie analogue à la compagnie d'aujourd'hui. Le nombre de combattants dont il se composait différait sensiblement selon le système militaire, athénien, Spartiate ou macédonien, auquel le lochos appartenait. Il était commandé par le Xo/ayo;.

Mailletage. s. m. Action de garnir de clous à large, tête toute la partie immergée d'un navire.

Main de fer, s. f. (aiôr.pj /slo). Le grappin d'abordage. C'est le devancier du corbeau, qui n'était qu'une combi-

GLOSSAIRE

naison ingénieuse de la mciiii de fer el de l'àiîo^aôpot (v.).

Maître de hache, s. m. Le ilirccteur de fonslruclinns navales. On écrivait : Mailre dache ou maislre datclie, aux xv« et xvi« siècles, pour désigner les maîtres charpentiers des chantiers navals.

Mesodme, s. f. Voy. M£5oo;jlt,.

MKIOA.MH, s. f. Pour dresser ou baisser le mât on pratiquait une ouverture qui traversait les baux (v.) et le pont situés à l'arrière du navire. Des madriers, aujourd'hui éponlilles (v.).

soutenaient par dessous les baux ainsi tranchés. Cette sorte de fosse ou de cage pour le mât se nommait asaôôar, ^ Apollonius de Rhodes) ou b-îoefiX'fi (Hésychius) et parfois îttoSôxt, (Apoll.

de Rh.). Le mât une fois abaissé devait avoir la tête appuyée sur un billot ou madrier muni d'une fourche à son extrémité.

Minium, s. m. Oxyde de plomb, d'un rouge-jaune éclatant. Le minium des anciens, tj-iATo; (Hérodote) était le produit de la combinaison du mercure avec le soufre (cinabre. xiwiSap'.).

Monitor, s. m. Puissante batterie flottante fortement cuirassée et à tourelles, créée aux États-Unis pendant la guerre de Sécession, d'après les plans du Suédois Ericsson (1803-1889).

Navarque. s. m. Navarchus, vïjai- /o;, ô Twv vT,à)v ap/u>v (Suid.i. Commandant d'une escadre ou d'une tlotte. Le mot est usité chez les Spartiates. La Hotte athénienne était sous le commandement des 3-parr,Yo:.

Olcade, s. f. (oAxà;). Bâtiment de charge. Nous n'avons aucune notion précise sur la capacité et la forme de ce navire. Ses œuvres UKjrtes. d'aiirès les témoignages qui existent, devaient être considérables. C'était une sorte de hourque (v.). Par opposition aux navires de guerre longs on appelait les olcades navires ronds, aTpoyyjAa TtTvoïa. Hésych. : 'OXxiî -"Koïo-j, vai; wopTï,YÔ;. Jal n'admet aucun rapport

entre le nom Hourque et UAxa; Hourque d'après lui est une continuité du llolk Scandinave.

Orosange, s. m. (mot perse). Orosnnf/e du i/rand roi : bienfaiteur du grand roi opoTâyYT,;). Le plus grand titre conféré en Perse pour des services militaires éclatants.

Ortas (turc, le milieu), s. m. pi.

Les régiments des Janissaires.

IIAPABAHMATA, s. m. pi. (Xénophon) et plus souvent TrapappûaaTa [Inscr.

Nav.). Des bandes de cuir, xpiy.va, ou de toile, ),suxâ, servant, dans les trières cataphractes, à fermer les grands sabords derrière lesquels étaient assis les thranites, et à préserver ceux-ci des traits lancés par l'ennemi. Rapap- P'jijiaTa -apaêa/J.c'.v : l'expression technique qui désignait la manœuvre par laquelle on abaissait ces agrès aussitôt le branle-bas de combat sonné.

HAPAPPl'MATA, s. sg. pi. Voir Rapa- 6 Aï, a axa .

RAPEIEIPEXIA. s. f. Littéralement, lieu hors (des bancs) de nage. Les par lies du pont nommées ordinairement (jaillards d'avant et d'arrière étaient comprises dans le mot Ttaps^stpcsia, Sur le sens de ce terme cf. Polyen.

Strat., 111, XI, 14. Thncyd., IV, 12 et Vil, 34.

REPiePANOi:, s. m. Balcon étroit tout le long 5' îyxwTTov (v.) à la hauteur des rames thranites dont il supportait les tolets. Il servait aussi de plate-forme aux épibates dans certains cas d'abordage. Beaucoup des monuments figurés donnent une idée de -cpi6pavo-:.

RPOEMUOAIS, s. f., appelée également -posaëoAoî Trpoî'ijLÇoAov 'I^exicogr.) et -p03;A6ÔA'.ov (Inscr. Nav.). Petit éperon placé, au dessus de l'engin d'attaque principal, à l'extrémité supérieure de l'étrave (Monum. fig. et Pollux), ayant surtout pour fonction d'arrêter le navire une fois le coup d'éperon porté et ne pas le laisser s'engager profondément dans la plaie qu'il ouvrait dans le liane du navire attaqué.

RPOTOMR, s. f. La figure de proue.

IILOSSAIRE

Dans les navires de ■rueric priinitifs tout l'avant allectait la forme dune tête de fauve. (Suidas, ApoU. de Rhodes).

Palade, s. f. Le coup d'aviron ou plutôt de la palamante (v.) dans l'eau et par extension l'espace parcouru par une galùre entre deux coups d'aviron.

Parcourir tant de palades. Cet esjiace était presque de dix mètres.

Palamante, s. f. (catalan Palamenl, ital. venit. ralcnnenlo.Txpofj; ou Tapsô;, lat. remifjium). Los rames, l'ensemble, la totalité des rames d'une galère. (Pantéro-Pantéra. vocahitl. naiil. [ICI 4] :

« Palanienlo é lunivcrsità di remi»).

Pamphyle, s. m. (ira;jiïij)»o;). Navire que les critiques supposent avoir été inventé dans la Pamphylie; le nom d'ailleurs s'y prête. C'était un navire à rames de la famille des dromons dont l'équipage atteignait cent quarante hommes (Const. Porph.\

Panne [en], l'état où est un navire, lorsque, une partie de ses voiles tendant à le faire aller en avant, et l'autre partie le poussant vers l'arrière, il reste presque immobile, dérivant un peu mais ne faisant pas de route. Mettre, rester ou être en panne : s'arrêter sous voiles dans une disposition telle que le navire reste en place, àvaxu/EJsiv -Suidas).

Paranza, s. f. Bateau do pèche napolitain.

Pavesade, s. f. ^ital. l'avesada).

Étotfc, toile étendue le long du platbord pour cacher à l'ennemi le pont du navire et protéger forçats et arquebusiers, anciennement c'était une rangée de boucliers ou pavois placés autour du navire pour faire un rempart au.x combattants. I.es pavesades de galères ont une certaine analogie avec les -irap-x- SX-riUataïv.) de trières antiques.

Phenicide, s. f. v. »l>o:vtxlv

Pilote, s. m. (ètyui. incertaine). On traduit ordinairement par ce mot le t. gr. y.uScpv/ttf.î (v). C'est conforme au sens de ce mot pendant le xv» et xvi« siècle {jiitote de nef). 11 ne faut pas le confondre avec le sens actuel

du mot pilide. Il y aviiit au moyen âge des pilotes liauturiers, qui à côté d'une étude parliculière des côtes, des ports, (les courants, lâchaient d'acquérir des notions d'astronomie pratique et de tout ce qui touche la conduite du navire au large. Dans chaque navire de guerre le capitaine était le premier, le pilote le second mais en réalité le chef marinier du bâtiment.

Protocarave, s ni. (byzant. -iwtoy.àpxSo;. Premier ou patron dey.3pa|io;, navire. Le directeur de manœuvre et de navigation dans un dromon v.)ou dans un autre bâtiment de guerre.

Ollicier que l'on peut comparer au comité (v.) des galères sinon au xjSîovr.TT,; des trières ou au pilote (v.) de nef. Cependant d'après Léon (Tact.) ces otliciers mariniers étaient de simples maîtres de timonerie : Aûo ■/tj6;pvT,Ta; twv toG ôpôjjiajvo; aù/cvtôv (des barres du gouvernail) &j; xaÀoGsi xal KOMTOxapâCo'j;.

Prorate, s. m. -pwpatTj? (Xenoph.) L'homme de l'avant, mais plus particulièrement dans la marine antique le gradé conunandant à l'avant du navire, le « maître d'équipage ».

Ram, s. m. Xavire de guerre cuirassé et à éperon, avec longue batterie centrale fortement blindée. Très bas sur l'eau. (Créé pendant la guerre civile (les États-Unis par les Sudistes. Modèle au Louvre, Mus. de la Mar.)

Rambate (esp. Arromhada, étym. incertaine) s. f. Sorte de châtelet, quelquefois de simple plate-forme, élevé à la proue d'une galère, au-dessus de la batterie. C'est sur la rambate qu'on rangeait en bataille le meilleur de l'infanterie d'une galère. Très analogue au 4/Eu5oT:âxiov des dromons byzantins du ix" siècle, faux plancher élevé au-dessus du s'iphon, qui lançait le l'eu grégeois. C'était bastingué pour la protection des combattants (Emp. Léon).

Ramberge, s. f. francisation de l'augl. Uow-Barge (Flow, ramer, Bart/e, barque). C'est la galère anglaise, du xv<: au xvii« siècle, vaisseau naviguant à

GLOSSATHK

Ml

voiles et à rames, de forme longue, plus étroit que les galères et d'inie vélocité extraordinaire, aiiproprié à la mer qu'il parcourait.

Réale (lat. Regalis), s. f. galrrc-aïuirale, dénommée ainsi non seulement quand elle portait le roi, mais u)ême quand elle ai'borait le pavillon du ()é)iérai des ç/alères. Dans la marine vénitienne la 7-éale bat pavillon du générale (la mar. Les galères de commandement se divisaient en réaies, capitanes et palrones.

PO0ION, s. n. Le contraire de la vogue sourde qui ne fait pas de bruit. Nage accélérée et bruyante. En usage dans toutes les époques de la marine à rames des anciens. (Voy. Dion Cassius, LXXXVII, ."iS. Cf. Appien Pun. 123).

prriAnAI, interj. Cri poussé par les rameurs pour s'exciter (Scol. Aristoph.

ÈTTtBÔEyjJLa va'jTtxôv Tr3tpa3')t£'j2aT'.-/iôv -/.w- -TCTiXajîa;). On disait aussi « 10 pj-a- Traî » pour signifier « les rameurs ».

SAPAPIî;, s. f. Hache de combat (Hérodote, Xénoption, Anab.) à manche long, en usage dans les armées asiatiques.

Sopracomite, s. m. (venit. sopracomito). (Hlicier supérieur au comité et dans la marine de Venise capitaine de galère (bas grec i^OTrpaxôjjir.î). C'était un triérarquc, mais en même temps commandant marinier de son bâtiment.

i:TAAIAi;viOS, s. m. Guide de cabotage chez les anciens, analogue aux routiers et aux portulans plus modernes.

Il indiquait les distances par stades d'où son nom. On disait ffTa5iaa[jiô; ou TspîrXo'Jî : Tt £ p f -il )>o u î tf,; \xi-vi\r,;, BaXâtjjïiî (Méditerranée).

STJ'AIS, s. f. (et ffT'JAÎJxo; d'après Eustathe). Étai, soutenant l'aphlaste et portant la llamme (v. gaule d'enseigne).

Scaloccio, ital). s. m. dans l'expr.

Hemo (Il scalocciv (étymol. incert .

La grande rame de galère maniée par cinq et dans les plus grandes unités par sept forçats. ; La langue de la marine des galères était un com-

posé de mots castillans, catalans, provençaux, vénitiens, en usage chez tous les peuples maritimes de la Méditerranée. Grands vestiges dans le vocabulaire des marins grecs et turcs).

Scier, v. a. (ital. sciare (gr. vulg.

aiipo) du venit. siare). Nager à culer, irpjavav xpoûsiv, ramer de façon que le navire fende les eaux parla poupe.

Sensile ou Senzille, n. f. Galère ordinaire. On désignait sous ce nom dans les Hottes de galères les unités ordinaires, celles qui n'étaient ni réaies ni capitanes, ni patrones et avaient cinq rameurs seulement par banc.

Stratiotide, s. f. S-cpaxnI)-'.;, '.ôo; :Xen. Thuc.) Transport de guerre autrement hoplila!/or/ue,'jT^\:-z3L-^h)y6i, navire propre à transporter des troupes, ou des munitions.

Tacticos, s. m. pi. Les soldats de l'armée régulière formée en Grèce par le général Fabvier pendant la guerre de l'Indépendance par opposition aux armatoles dont les bandes se servaient de la vieille tactique des estradiots. Le mot grec est ïaxx'.xoî.

Talar, s. m. Le supiiort de la palaniante ,v.) composé de deux poutres latérales, reposant par leurs extrémités sur deux fortes traverses, les yow<7s, — joug de poupe et joug de proue. — La galère moderne n'était pas un rectangle et atTeclait. comme tout corps llottant destiné à fendre l'onde, la forme d'un fuseau : les rames de longueur égale étant posées siu- une [iréceinte, qui se courbe à la façon d'un arc, les rameurs rapprochés de la poupe ou voisins de la proue, n'agissant pas sur le même bras de levier que les rameurs du centre, on a jiosé sur le bord fuyant du navire un cadre rectangulaire destiné à ollrir aux rames un point d'appui qui était partout à une distance égale de la ligne médiane du navire. Ce cadre était soutenu au dehors par tout un assemblage de supliorts. Une galère de six mètres de largeur au mailre hau (v.t était surmonlée d'un talar large de huit mètres.

GLOSSAIRE

Les anciens préféraient à cette manière, (le munir leur trière, qui d'ailleurs était plus rectangulairo, de rames décroissant en loiigueui" des extrémités au centre.

Tarros, s. m. Voy. xappô?.

ÏAI'l'OïIou TAPi;Oi:, s. ni. L'ensemble des avirons rangés et attachés aux lolets « comme des ailes sur chaque bord du navire » (Suidas). V. Palamante.

Taxiarque, s. m. (Ta;t»p//Jî)- L'otlicier le plus haut gradé, après le stratège, dans les armées grcc(]ues, chef d'une TâJiî, et à Athènes d'une tribu, c'est-à-dire du contingent fourni par la tribu.

TEAEA, s. n. pi. du tî'Xoî, iieloton,

bataillon ou toute autre division de

. troupe : t6 twv '.ir;:é(ov xéXo; ; plus usité

pour la cavalerie que pour les autres

armes. Kati xO.ea, expression tactique.

TPATA (gr. mod.) s. f., provient très probablement du Tarlu bas lat). autrement Tavela, Tureda et Tarida, qui en somme n'était qu'un navire long à rames (v. IMarino Sanudo, Secrela fidel., liv. Il, part. IV, ch. n) actuellement un bateau de pèche à rames, en usage dans la mer Egée, surtout dans le golfe de Laconic. Voj'. Tavelé, dans G. Vcludo, Cenni slovici stilV Avsenale di Venezia, p. 40.

TPIHPArAIlS, s. m. Le joueur de nùtc à bord de la trière, qui, de sa musique tortement rythmée soutenait les rameurs dans leur fatiguant travail et guidait la vogue cadencée.

TPIHPIKON, s. n. L'air joué par le xpiT.pa'jÀT,; (V.) pendant la durée de lu vogue pour exciter et encourager les rameurs et surtout pour lythmer leur nage.

. TllOznMA, s. n. Préceinte de corde superposée à la préceinte de bois; en général, le câble dont on entourait un

navire pour donner plus de cohésion, à sa membrure.

«l'OIMKlZ, s. f. La flamme portée liar les navires de guerre antiques au bout du màt ou de stj/lis (v.) Elle s'appelait ainsi à cause de sa couleur rouge. Les anciens avaient la llanuiie, le guidon ou le pavillon amiral, le rjr,\i-r;io'j (Hérodote, .1. César) mais ils ne paraissent pas avoir ce que nous appelons aujourd'hui les coule tivs, ]es pavillons de nullon, la <jvande enseiyne ou pavillon de poupe, si ce n'est les Romains qui commencèrent à en faire usage par leur aguila. Dans la marine grecque de nos jours on appelle •fO'.vix(î le pavillon des poudres (Onomastikon de la mar. roy.grecque, p.85).

"Vikings, s. m. pi. ou 7'ois de la mev. Chefs de corsaires Scandinaves, qui du xi<= au xin' siècle ravagèrent toutes les contrées maritimes de l'Europe.

Vogue, s. f. (ctpêffia), nage, action de ramer, « nage vigoureuse » (esp.

Bof/a et Rogada ; variantes de Vor/a, étymol. incerti. Elle signiDe également l'ensemble des rames d'un navire, le -cappos (v.) ou palamante (v).

XPAVSIï:, s. f. Le grappin. Petite ancre à quatre bras ayant devancé l'ancre à jas, mais toujours en usage dans les grosses barques.

Xyston naumachon, (çi/axôv vaJiix/o'f, Iliade), s, n. Longue poutre ferrée aux bouts et pendant au màt en manière de vergue. Quand les navires sabordaient on mettait en branle cette sorte de bélier qui abattait les soldats et perçait les vaisseaux. Nous n'en trouvons des vestiges (|ue dans la marine d'Homère et la marine des liburnes (Vegèce, V, i'ô, Momuu. lig.

Va.se (CAffvif/enle, décrit par Raphaël Politi, 11^371.

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