‹ La bataille de SalamineChapitre 34 sur 325 · Id., ibidem · texte numérisé non relu

Id., ibidem

'.i. Josèphe, Conlra Apionem, 1,3.

4. Ilaiivetto, Hérodote historien des f/iierres médiques, p. 9j.

il aurait détruit cet ensemble delà double action commune des forces de terre et de mer, caraclérislique de cette guerre mémorable. Car il ne s'agit pas de deux campagnes, mais d'une seule, menée simultanément sur terre et sur mer, et ici encore Hérodote voit juste et il sait faire voir.

D'ailleurs, non seulement Diodore et Epliore séparent en deux récits les événements, mais encore ils précisent que Xerxès n'appela l'amiralissime Mégabate, — nom fantaisiste comme on le verra, — qu'après la prise des Thermopyles, pour lui donner l'ordre de se porter contre la flotte hellénique '. Si cela était vrai, il n'y aurait pas de batailles d'Arlémision, parce que la chute des Thermopyles détermina la retraite immédiate de la tlotte des confédérés.

11 est évident que parmi les documents légués par l'antiquité sur ces événements, celui de Diodore est le moins digne de confiance ".

En dehors de ces documents que nous avons rapidement passés en revue, il en existe quelques autres, fort secondaires, comme Cornélius Nepos, ou les quelques mots d'isocrate. Il y a aussi des poésies nées au lendemain de la victoire, sous l'influence de l'enthousiasme; dithyrambes, élégies ou épigrammes, et toutes sortes d'éloges \ composés pour hono-

1. Diod. X!, 12 : IttcI 6è ~e!^?i twv TrapôSwv Èxypîîuse. twv xaTà OiXaairav iywvwv Iviptve 'XajxÇâvciv Tîïpav. sù6'j; oùv tôv àsT,Yoû[i.£vov to-j (jtôXo-j \\zf7.6i-z r,j zp0JxaXEai[jicVOî otJXîXeÔTaTO tiAîïv èt.I t6 tûv 'EAXr,va)v va'jxixov.

2. Endemman, dans son iirogramuie du gymnase de Gobourg en 1881, Contribution à la critique d'Ephore, finit par conclure (|uEphore n'est pas digne de confiance, ni là où il se sépare d'IIérodole, ni là où il est d'accord avec lui. Là où l'œuvre d'Ephore s'éloigne des sources conservées, ou c'est une conception arbitraire, ou une copie des auteurs qui sont tombés sous sa n)ain.

3. Des hymnes dont parle Isocrale dans son panégyrique ^Is., /V(«., 158) et qu'on chantait de son temps dans les grandes f.'- te s de la cité, rien n'a été sauvé. De la Perséide, IIcpjT,;;, de Choerilos de Samos, poème épique, voir ce qui reste dans Kinkel, Epicorum grœconan frai/menta, t. 1. Nous ne possédons rien du poème d'Empédoclc léoWj ôia^aji; 'Oiogénc Larrce, VIIF, 90).

rer les armées et les généraux, et dont il ne nous reste que des fragments. Deuxnoms sont à retenir entre tous, celui deSimonide de Ce'os \ et celui de Pindarc qui, Thébain, mais Grec avant tout, frémissant, malgré le médisme de sa ville, de patriotisme hellénique, chanta les gloires d'Artemision et de Salamine ■.

1. Bergk en a réuni et étudié ios fragments : (Poelao Lyrici graeci, t. III page 382 et s.}.

2. Voir dans A. Cvoisel, La Poésie de nindave et les lois du lyrisme (Ji'ec, Paris, 1886, ses considérations sur ce poète par rapport aux guerres médiques.

LES INrERPBÈTES MODERNES. — Les Deux Ecoles.

C'est sur ce petit nombre de documents dont nous venons de parler, que, depuis longtemps, érudits et historiens s'acharnent pour en extraire la vérité concernant ces hauts faits d'histoire.

Parmi les modernes, innombrables sont les historiens qui dans toutes les langues et dans tous les pays ont écrit l'histoire des guerres médiques, et le récit de l'événement principal et décisif, la l)ataille de Salamine, en puisant, avec plus ou moins de compétence, aux sources, dont nous venons de donner l'exposé. Dans leurs ouvrages, des générations entières ont lu l'attrayant récit de ces événements à jamais mémorables. En tète vient l'historien anglais des temps anciens, Grote, qui fait preuve du meilleur et du plus rationnel esprit de méthode, s'allacliant fidèlement au récit des anciens, et qui utilise très judicieusement les sources ', puis Thirlwall ', Duncker ^ Curtius ' et après lui Heloch % Husolt % Victor Duruy ' et enfin de Gobineau \

11 en est d'autres encore dont nous aurons Toccasion de parler au cours de cet ouvrage, ainsi que des auteurs de mono-

\. Grote, llislory of Greece, New-York, 1837.

2. Thirlwall's, Gesc/ac/(/e von Griechenland, ùbersetzt von Schmitz, Bon, 1840.

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