Hérodote, IX, r
:5. Diodore, XI, t.
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de Xerxès avec les Carthaginois, pour empêcher Gélon de Syracuse de venir au secours de la Grèce; quand il parle de deux cents vaisseaux perses bloquant les passes de Mégarc ' ou de deux cents trières barbares et quarante grecques coulées pendant le combat - ? Ces renseignements, exacts ou non, lui appartiennent en propre. On ne les trouve ni chez Hérodote, ni chez Eschyle, ni chez Plutarque. Quant à ce qui concerne les dispositions de combat prises à Salamine, nous verrons combien sa conception est absurde et opposée à la tactique des trières.
Quoi qu'il en soit, le récit de Diodore diffère essentiellement du récit d'IIérodole. Il faut admettre le fait qu'il v a divergence entre les auteurs dans la manière de traiter les guerres médiques. Josèphe ne dit pas sans raison que les meilleurs historiens ne sont pas d'accord sur cette partie de l'histoire grecque ^ Ilauvelte " croit à la supériorité d'Ephore quant à l'ordonnance de son récit de la seconde guerre médiquc. « Tandis qu'Hérodote, dit-il, raconte le naufrage de la flotte perse au cap Sépias, puis la balaiile des Thermopyles et ensuite seulement les combats d'Artémision, Ephore plus logique, rattache le naufrage à l'histoire de la flotte, et n'en sépare pas le récit d'Artémision. « Je doute fort que ce soit plus logique. Hérodote a devant lui l'ensemble stratégique de cette campagne, il fait marcher de front les événements de terre et de mer et il les enchaîne. Les deux armées, de Léonidas aux Thermopyles, d'Eurybiade à Arlémision, agissent de concert. Deux navires légers assurent les communications des deux camps, et se tiennent prêts à se signaler réciproquement tout mouvement rétrograde de l'armée ou de la flotte pour qu'elles combinent leurs mouvements en conséquence. Si Hérodote avait divisé son récit, s'il avait suivi de près, d'abord et séparément l'action navale, ensuite les opérations sur terre,