‹ La bataille de SalamineChapitre 38 sur 325 · Voy. plus loin la carte de Salamine, livr. III, ch. iv · texte numérisé non relu

Voy. plus loin la carte de Salamine, livr. III, ch. iv

11. Leake, The Topocjraphy of Atheus and tlie Demi. t. II, p. 228-272, A/ipendir sur la bataille de Salamine.

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La seconde école, plus moderne, est fort inlluencée pui' le récit de Diodore de Sicile qui expose les faits d'une manière manifesloment opposée à celle d'Hérodote et que Loschke ' croit confirmée par Kschyle. Loschke et ceux qui se rangent à son opinion, n'admettent d'aucune façon un mouvement de la flotte barbare dans le délroit, avant la bataille. Les confédérés, mouillés ou amarrés à moins de deux mille mètres, se seraient facilement aperçus du passage des Perses. William Goodwin, professeur de littérature grecque à rUniversilé de Harvard, ancien directeur de rinstitut archéologique améiicain d'Athènes, paraît persuadé que la manière de voir de Loschke n'est pas la plus mauvaise. Il ne faut pas omettre cependant de noter ici que Du Sein, — compilateur point banal, — fut le premier à préconiser cette opinion.

La tlièse de M. Goodwin, dans son étude parue en 1885, consiste à démontrer que l'acception ordinaire de la bataille de Salamine, fondée sur Hérodote, et d'après laquelle la majeure partie de la flotte perse pénétra dans le délroit durant la nuit qui précéda la bataille, et s'aligna le long de la côte d'Attique avant l'aube, est tout à fait erronnée, et que la flotte perse n'entra pas dans le détroit avant le matin au moment où la bataille allait s'engager'-. Cependant à l'encontre de ce point de vue la plupart des écrivains modernes supposent que les vaisseaux perses furent rangés en face des Grecs, s'étendant sur une ligne, — quelques-uns pensent sur trois, — de l'entrée du golfe d'Eleusis aux bords de l'entrée du Pirée. H est même généralement admis que le principal mouvement par lequel les Perses, trompés par le rusé message de Thémistocle, espéraient couper la retraite. aux Grecs et les capturer, consistait à amener dans le détroit une grande partie de leur flotte. A l'abri de la nuit les barbares ramèrent sans bruit à travers le passage étroit et formèrent leur ligne le long du continent jusqu'à

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