R. Lemaître, Revue archéoloçjique, 2" sér., 18S.J, p
2. "E». 'Ap/. Inscr. :!!"(;, col. J. I, 80 et '.WTo, col. 7, 1. 8.
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pas deux, mais trois mâts, un grand mat et aeux petits, comme le nom môpie àxàTsw. de Ta/aTo;, barque, l'indique. Les ( monnaies portent souvent un seul mat. Mais un point est à éclaircir. Les trières ont-elles combattu à Salamine les mats hauts?
Selon Gartauit ', les nuits des trières restaient debout pendant le combat, et il n'en était pas de la trière comme de la barque primitive où on abaissait le mât à volonté. Nous ne voyons pas trop sur quoi on pourrait fonder une pareille opinion.
Dans la marine de guerre antique, on dressait ou on abaissait le màt à volonté. A cet efTet, on pratiquait une ouverture qui traversait les baux et le pont, situés à l'arrière du navire. Des madriers, qu'on appelle aujourd'hui épontilles, devaient soutenir, par dessous, les baux ainsi tranchés. Celte sorte de fosse ou de cage pour le màt se nommait r^u.tyô'ju./] - ou IttoO/jXY] ^, la fosse du màt, parfois Io-toocixyi \ On voit en outre ^ qu'avant d'incliner le màt, la voile et la vergue étaient amenées dans la [jL£crôo[jiT,. Le mât une fois abaissé devait avoir la tête appuyée sur un billot ou madrier muni d'une fourche à son extrémité. La position et le rôle de ce madrier lui valurent également le nom d''.3-:oo6x7] \
Comme les anciens vaisseaux étaient armés d'éperon, ils éprouvaient à chaque rencontre, en attaquant de l'étrave, un choc formidable. La force de ce choc sur chaque navire, aussi bien sur l'attaqué que sur l'attaquant, était égale à la somme des forces exercées par les deux vaisseaux venant en sens contraire. Une telle collision devait être suivie de la chute du mât, ou tout au moins de la vergue. De là un danger sérieux pour l'équipage posté sur le pont. La manœuvre la plus impor-