Amiral Serre, Le siège de Pylos, p
2. Hérodote, VIll, 16 : ô vàp ZéoUoi v-zoz-oi C-6 'xt-fi^EÔi te xai r.l-rfiio^ aJTÔ; Ût' Éwuto'j ËTtirTe, xapao'ffoaivwv tô twv vîwv xal Tcp'.-iTîxO'JS'c'wv Tspi iWi^Xz^.
104 LA SECONDE Gl ERHE JlÉUigiE
libcrlé, scier pour la faim reculor. Dans la première des deux batailles livrées contre IMioi-mion la formation adoptée parles Péloponésicns démontre bien le danger d'un ordre trop compact, aux files très serrées *. Le tacticien de la Bibliolbèquc Ambrosienne est très précis là dessus. Dans Tordre de bataille en rangs serrés, il ordonne formellement : les navires de l'armée rangés de front l'un près de l'autre, il est indispensable que cbacun soit distant de son voisin, pour ne pas se gêner mutuellement pendant la lutte, ni se heurter l'un l'autre^.
Los paroles de Thémistocle, se déclarant pour un champ de bataille resserré, n'ont qu'un sens : celui de rendre inutile la supériorité des trjères ennemies plus agiles, et en possession de meilleures qualités de giration, car il n'y avait qu'une bonne lactique pour les trières subtiles et rapides : éviter le choc brutal proue contre proue, et chercher à aborder toujours l'ennemi par le liane, en évoluant autour de lui, d'où le besoin d'espace. Les combats du grand port de Syracuse^ sont jasscz instructifs à ce point de vue ^ De môme que la rapidité et l'agilité de la trière athénienne sombrèrent dans l'étroit champ clos du port de Syracuse, de même les eaux resserrées de Salamine eurent raison des capacités des trières phéniciennes.
11 est très rare que la ligne formée en vue de l'attaque se range sur deux navires de profondeur. Une escadre de trières n'adopterait cette formation qu'en cas d'infériorité d'agilité pour empêcher l'ennemi d'employer la tactique de oi£x-).ou; et d'àvao-Toocp-/]. Ainsi, à la bataille des Arginuses, les trières athéniennes étaient les plus lourdes, les lacédémoniennes les plus rapides. Pour parer au danger, les stratèges athéniens forment une deuxième ligne pour s'y appuyer, et par là rendre